JM Bockel et le projet socialiste 1

Publié le par Réformisme et rénovation

juin 2006

Le sénateur-maire socialiste de Mulhouse, Jean-Marie Bockel, a critiqué vendredi le projet socialiste pour la présidentielle, quelques jours après avoir créé un "Comité d'action pour la modernisation de la France" avec les sénateurs Christian Blanc (app. UDF) et Alain Lambert (UMP, sarkozyste). Les trois sénateurs veulent "créer les conditions d'un sursaut collectif" d'ici l'élection présidentielle et prônent une réforme "globale et cohérente" pour remédier au "patinage de l'économie française", refondre les modes de fonctionnement de l'Etat et réduire le poids de la dette, qui atteint un niveau "insoutenable". "La méthode des petits pas est vouée à l'échec car chaque petit pas se heurte à l'incompréhension --et donc aux résistances-- des populations concernées. Tant et si bien que la succession de petits pas se termine par un piétinement inefficace, coûteux et démoralisant", avertissent les trois signataires dans un appel lancé en prélude à un "manifeste pour la modernisation" qui sera rendu public en janvier 2007. "Les dernières déclarations de Lionel Jospin m'ont définitivement convaincu que Ségolène Royal incarne l'avenir, ou au moins un renouveau possible du parti socialiste", a par ailleurs déclaré M. Bockel vendredi à l'AFP. Appelant les socialistes à "une plus grande audace réformiste", le sénateur-maire de Mulhouse a dénoncé "les vestiges d'un socialisme rigide" qui entachent, selon lui, le projet du PS et les orientations de M. Jospin. M. Bockel s'en prend notamment au "fétichisme du rassemblement de la gauche", émet de "sérieuses réserves sur la crédibilité budgétaire du projet" et "regrette le mélange d'idéologie et de volontarisme rigide qui commande l'extension des 35 heures, ou encore la réintroduction du contrôle public à 100% d'EDF".

Publié dans projet socialiste 2006

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