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Politique nationale

Lundi 5 mai 2008

Publié dans : Politique nationale

Pour le mandat unique parlementaire.

Comme le souligne Hugues Bernard, il y a actuellement un certain flottement. Pourtant cela semble une étape à franchir. En effet, autant pour le bon fonctionnement démocratique des assemblées et des collectivités, que pour l'émergence de nouvelles têtes, le cumul de certains mandats semble devenu un problème.

Des effets collatéraux de cette situation sont aussi la concentration de pouvoirs, la constitution de fiefs, notamment dans notre parti, et une difficile rénovation et régénération. Sans parler de la séparation des pouvoirs, mise à mal par les députés-maires qui sont dans l'exécutif et le législatif, ou par l'emprise que peuvent avoir des maires ministres sur le préfêt...

Soulignons ainsi l'initiative de Jean-Jacques Urvoas, parue dans le monde, déjà signée par 12 parlementaires PS proches de DSK et de Ségolène Royal.


Le débat sur la réforme des institutions qui démarre au Parlement se poursuit au sein du Parti socialiste pourtant censé, depuis le 8 avril, avoir arrêté sa position.

Dans un courrier adressé jeudi 24 avril à François Hollande, douze députés PS s'étonnent de "l'oubli" du "non-cumul des mandats pour les parlementaires" dans l'ultime version des propositions socialistes sur les institutions. "Nous en appelons solennellement à toi pour que cet oubli puisse être rapidement réparé, écrivent les députés à M. Hollande. De notre point de vue, il s'agit d'une question de cohérence politique; d'abord avec ce que nous avons dit dans le passé à nos électeurs, ensuite avec notre volonté de revaloriser les droits et pouvoirs du Parlement."  Parmi les douze signataires, figurent des proches de Ségolène Royal – qui s'était prononcée pour une limitation stricte du cumul pendant la campagne présidentielle – comme Aurélie Filippetti, députée de Moselle, Christophe Caresche (Paris) et Delphine Batho (Deux-Sèvres). Mais sont également signataires deux députés de Paris proches de Dominique Strauss-Kahn, Jean-Christophe Cambadélis et Sandrine Mazetier, ainsi que le député du Finistère, Jean-Jacques Urvoas, à l'origine de la démarche.

Ils rappellent que la plateforme pour les législatives de juin 2007 visait "le mandat unique pour les parlementaires". "Aujourd'hui, soulignent-ils, nos succès aux élections cantonales et municipales ne doivent pas nous conduire à renoncer à cet engagement." En remportant sept nouvelles présidences de conseils généraux, le PS a vu la pratique du cumul s'amplifier dans ses rangs. Parmi les parlementaires nouvellement élus à la tête d'un exécutif départemental figurent notamment François Hollande (Corrèze), Arnaud Montebourg (Saône-et-Loire) et Claude Bartolone (Seine-Saint-Denis) alors que Laurent Fabius préside désormais la communauté d'agglomération de Rouen (Seine-Maritime).

Accusant réception du courrier qui lui a été adressé, François Hollande a réaffirmé, mardi 29 avril, l'engagement du PS en faveur du mandat unique. Le premier secrétaire a précisé qu'un amendement en faveur du non-cumul des mandats sera déposé par le groupe socialiste lors du débat consacré à la réforme des institutions.

Christine Garin

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Lundi 17 mars 2008

Publié dans : Politique nationale
Au dela de l'analyse, on peut aussi remercier et féliciter quelques vainqueurs plus particulièrement, car les batailles étaient difficiles, car ils sont porteurs d'avenir, car on les aime bien : 

Roland Ries à Strasbourg.
Martine Aubry à Lille pour sa victoire et son discours.
Bertrand Delanoë à Paris pour sa formidable victoire capitale et maîtrisée.
Gérard Collomb à Lyon pour son bilan incontesté qui lui a permi une victoire au premier tour.
Jacques Salvador à Aubervillier et Dominique Voynet à Montreuil pour leur victoire sur des mairies communistes.
Pierre Cohen à Toulouse pour sa stratégie audacieuse et contre une campagne très dure et antipolitique de son adversaire.
Michel Destot à Grenoble
Martine Lignières-Cassou à Pau contre la démagogie bayrouiste
Nicole FEIDT à Toul pour avoir battu Nadine Morano


Liste bien incomplète bien sûr... 
Des vaincus aussi méritent notre respect, mais profitons d'abord des victoires.
:-)
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Lundi 17 mars 2008

Publié dans : Politique nationale
Un score historique de la gauche, notamment aux cantonnales, où 200 cantons ont basculés à gauche ! 
Des villes qui étaient depuis 50 ou 100 ans à droite ont basculées : Metz, Amien, Rodez...
De bons résultats, dont on parle peu, dans les départements d'outre-mer.
Et de nombreuses villes petites et moyennes partout en France, sauf dans le sud-est.

L'échec de l'"ouverture" sarkozyste, souvent, déclinée dans de très nombreuses villes. Cavada à Paris, Morano à Toul, Moudenc à Toulouse ou Urieta à Pau n'ont pas bénéficié de ces débauchages, souvent sources de tensions dans les équipes, de manque de cohérence. Certains relèvent que cela crée des colistiers trop silencieux... Cela a cependant permis à l'UMP de prendre Mulhouse, difficilement.

Un échec amplifié du modem : outre l'échec de Bayrou pour quelques centaines de voix, à Paris ils n'auront plus qu'un conseiller, et n'ont pas pesé sur l'élection. 
Les alliances passées entre les deux tours n'ont pas été décisives, c'est peu de le dire, dans les grandes villes symboliques : alliés à l'UMP à Toulouse et à Collombes, et au PS à Marseille, ils sont perdants. 
L'image brouillée du modem déroute certains de ses adhérents, entre les anciens et les nouveaux, ceux plutôt ancré à droite, ceux ancrés à gauche, les
centristes et les démocrates qui ne se situent pas seulement au centre mais veulent constituer un pôle autonome...
Est-ce la désintégration d'un projet porteur, la fin d'un mythe, ou une clarification nécessaire ?
Certains se séparent de cette expérience en laquelle ils avaient pu croire.


Quelle influence sur le Sénat ? : ces élections vont permettre une progression importante de la gauche au sénat. Celui-ci est actuellement renouvellé par tiers. 
Le collège électoral comprend environ 150 000 personnes :
  • 577 députés ;
  • 1 870 conseillers régionaux ;
  • 4 000 conseillers généraux ;
  • 142 000 délégués des conseils municipaux. Ils constituent donc 95% de l'ensemble des grands électeurs du Sénat.

À partir de 2008, les sénateurs seront tous élus pour six ans au scrutin proportionnel ou majoritaire, selon la taille du département, avec renouvellement par moitié tous les 3 ans à partir de 2011.

La gauche a progressé depuis le dernier renouvellement en nombre de députés, de conseils régionaux et de conseils généraux. Mais l'enjeux pour le sénat est bien la progression aux municipales. 

L'ampleur de la progression, encore difficilement mesurable au niveau global et notamment des petites communes, peut faire évoluer les équilibres lors des prochains renouvellements, en 2008 mais surtout en 2011 par moitié, alors que le corps électoral n'aura pas évolué.

Il y avait donc bien un enjeu national à cette élection locale, quoi qu'on en dise. 


L'influence sur la rénovation du PS : ceci est déjà largement commenté par les journalistes. 
Clairement Martine Aubry sort renforcée. Bertrand Delanoë confirme, mais est moins portée par cette victoire qui accompagne une vague rose. Il s'est déplacé dans plusieurs villes où il a fait de très bons meetings. Hollande fait une sortie honorable, il gardera une influence mais je ne pense pas qu'elle soit décisive.
Ségolène Royal a fait une campagne médiatique et s'est déplacée, avec toujours des soutiens, mais aussi des agacements. Elle a réussi à rester dans le jeu mais sans réussir à s'imposer. 

Certains tentent des analyses par courants : Hazan à Reims est une proche de Aubry, Cohen à Toulouse est un ami politique de Delanoë, à Chartres et Marseille des soutiens de Royal ont perdu, Mont de Marsan a été perdu par des proches de Emmanueli, Glavany a échoué à reprendre Tarbes... Mais ce sont les électeurs qui ont tranchés, et pas sur ces bases ou marginalement. 
Mais ces évolutions pourront compter dans le cadre des rapports de force de congrès. 

Mais ce seront surtout les adhérents qui décideront.

Enfin, ces élections ont fait émerger de nombreuses femmes, des candidats plus jeunes, quelques encore trop rares candidat de la diversité. Cela fait bouger les lignes locales, confronte les socialistes et les dogmes à la réalité. Les questions des alliances ont été posées.

Tout ceci ne doit pas endormir le PS, cela doit le conforter au changement.

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Mardi 11 mars 2008

Publié dans : Politique nationale
Curieusement cette affaire fait beaucoup moins de bruit que la "fraude aux chaussettes" à Perpignan.

Cela se passe dimanche dernier aux cantonales dans le canton de Foix-rural en Ariège.
Guy Destrem est un des principaux élus locaux du PS en Ariège. Il cumule ses nombreuses fonctions (maire de Serres sur Arget, président de la communauté de commune du pays de Foix, Vice président du conseil général), et ce depuis longtemps en Ariège.

Son principal adversaire, Benoit Alvarez, est un divers gauche, maire d'une des principales localités du canton, Montgaillard, qui souhaite prendre sa place au nom du renouvellement et de la fin du clientélisme.

Or il semblerait que le premier ait tenté de truquer le scrutin.

Si cela est avéré avant ce week-end, nous demandons au PS de retirer l'investiture à Guy Destrem.  (L'élection serait de toute façon annulée s'il gagnait.)
[Note : celui-ci vient de retirer sa candidature, sans encore reconnaitre les faits]

Il faut être particulièrement sévère avec ceux qui déshonorent, en plus de notre parti, la démocratie et entachent la confiance en la procédure de vote qui en est la base absolue.

Il faut donc entamer la procédure de radiation du PS, et entamer des poursuites pénales.


Communiqué de Benoît Alvarez: «Élections cantonales, tricherie électorale à Serres sur Arget»
trouvé sur ariegenews

 Ce matin, dés huit heures cinq, les scrutateurs de Benoît Alvarez qui contrôlaient les opérations de vote à la mairie de Serres/Arget ont été amenés à constater que Guy Destrem, candidat à l’élection cantonale pour le canton de Foix Rural, déposait dans l’urne une poignée d’enveloppes.

Ils ont alors interpellé M. Destrem en lui demandant ce qu’il faisait. Celui-ci a nié les faits. Après un comptage rapide des émargements sur la liste électorale (14) et des enveloppes se trouvant dans l’urne (25),

M. Destrem a reconnu qu’il existait bien une différence en nombre.
Cette reconnaissance a été actée par écrit sur un document cosigné par l’ensemble des présents, y compris M. Destrem.

Quelques minutes après, M. Destrem a été pris sur le fait par ces mêmes scrutateurs en flagrant délit de signature de la liste d’émargement électorale.
Les scrutateurs, rejoints par Benoit Alvarez, ont alors fait appel à la Gendarmerie pour constater les faits.

Le comptage réalisé par ces mêmes gendarmes a révélé un écart de 4 enveloppes en trop par rapport au nombre d’électeurs ayant signé sur la liste d’émargement.
Les gendarmes ont alors avisé la Préfecture de ce constat.

Il y a donc eu tricherie manifeste et caractérisée dès le début de la matinée.
Les électeurs du canton de Foix – Rural apprécieront à sa juste valeur le comportement civique de M. Destrem qui n’hésite pas à bafouer les règles élémentaires de la démocratie pour arriver à ses fins.

Cette attitude n’est pas sans rappeler les pratiques des républiques bananières et n’est pas digne de quelqu’un qui a la prétention de conduire les destinées de notre canton.
Dés demain, nous porterons ces faits à la connaissance de la population, afin que personne ne se méprenne plus sur la véritable personnalité et les pratiques de M. Destrem.


 

 

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Jeudi 6 mars 2008

Publié dans : Politique nationale
Edito de la lettre de Socialisme et démocratie.
Effectivement, comparaison n'est pas raison.
Bien sûr il faut pouvoir entendre ces critiques dans ce qu'elles ont de vrai, mais sans accepter un dénigrement excessif d'un PS fantasmé bloqué et archaïque.




Jean-Pierre Rioux vient de railler le PS en le ramenant à la « SFIO de
1958 »
. S’il est heureux que la comparaison avec son propre passé soit
encore possible, et pour tout dire normal d’y lire une filiation, cette antienne
est erronée, le PS de 2008 n’a rien à voir avec son ancêtre d’il y
a 50 ans
. Il suffit pour s’en convaincre de reprendre les trois arguments
avancés.
« Même isolement social loin du peuple » est-il affirmé. La fragilité de
l’argument tombe de lui même. D’abord, pour ne retenir que des élections
comparables, aux législatives de 2007 les socialistes rassemblaient plus
de 7 millions (soit 27,64 %) et au second tour, 186 d’entre eux entraient
à l’Assemblée. Ce tableau n’a que peu de points communs avec la législative
de 1956, où la SFIO totalisait 14,92 % et seulement 94 députés
contre 150 au PCF. Ensuite, parce qu’en ces temps pré-électoraux, les
sondages indiquent de façon convergente que les électeurs s’apprêtent
à favoriser les équipes conduites par des socialistes pour gagner des
municipalités et des cantons sur la droite. Enfin, parce que le PS est, à
gauche, le seul à prétendre pouvoir incarner l’alternance.

«Même capacité à appréhender le réel, la décolonisation hier, la mondialisation
aujourd’hui »
est-il secondairement reproché. C’est un refrain
éventé. Sempiternellement, quelques esprits chagrins tentent d’enfermer
les socialistes dans une histoire étroite, quelque part entre 1789 et 1871.
Il faut alors redire que le PS a depuis bien longtemps adopté la culture
de la réforme et que son rapport à l’exercice du pouvoir est aujourd’hui
décomplexé.
La cohérence dont témoigne l’histoire des réformes conduites par le PS
de 1981 jusqu’à 2002
, démontre que sur l’Europe, la globalisation, son
lien avec la société civile et sur sa pratique même du pouvoir, l’aggiornamento
s’est fait pendant l’exercice même des responsabilités
. Il ne faut
pas attendre du PS un Bad Godesberg qui s’est déjà en partie produit.

Enfin exécutent les procureurs « même prospérité du socialisme municipal,
même sclérose des grosses fédérations face à Paris, même atonie
du groupe parlementaire
». La critique est osée. Que faut-il y lire ? Que
le PS a trop d’élus locaux ? Mais n’est-ce pas là la vocation d’un parti
d’autant que le contexte juridique depuis 1982 (réforme de gauche) a été
bouleversé. Les élus de 2008 ne sont que des lointains parents de ceux
de 1958
. Grâce à la décentralisation, ils n’attendent pas de ramasser la
misère pour en faire commerce. Ils ont un devoir, comme socialistes : être
utiles à leurs concitoyens partout où ils sont en responsabilité.
Est-ce qu’alors nos parlementaires seraient inaudibles ? Mais qui conduit
l’offensive contre la rétention de sûreté, contre le démantèlement des
services publics, contre la création d’un bouclier fiscal ? Qui saisit in
fine le conseil constitutionnel ? Est-ce enfin notre organisation militante
qui serait déficiente ? Sans doute mais elle ne demande qu’à s’enrichir
de nouveaux talents. De fait, les socialistes ont toujours été les acteurs
d’une gauche ouverte et évolutive, fidèle à ses valeurs de justice et d’égalité
mais refusant l’enfermement idéologique. C’est ainsi qu’ils ont pu
convaincre et su fédérer.

Alors décidément, non, le PS du XXIème siècle ne ressemble pas à la
SFIO de la moitié du XXème. Mais il n’oublie pas pour autant qu’en 1920,
au Congrès de Tours, celle-ci demeurait la « vieille maison » défendue
par Léon Blum, attachée à la démocratie, au suffrage universel,au parlementarisme
et au réformisme...
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Mercredi 27 février 2008

Publié dans : Politique nationale

2 Risque ou opportunité pour le PS ?

Ne prend-on pas le risque de renforcer un concurrent, voire couver l'oeuf du dragon qui demain nous terrassera ?

Certains communistes nous rappèlent, mélancoliques, que Mitterand a étouffé le PC en s'alliant avec lui alors que le PS était moins puissant. « Voilà ce qui va vous arriver si vous acceptez ». Si les situations ne sont pas les mêmes, la méfiance doit effectivement être présente, dans ces alliances entre concurrents.

Lorsque Henri Emmanuelli, après bien d'autres, se demande en quoi nous devrions aider le modem a exister, alors que son projet présidentiel était précisément de nous devancer, de nous éclater (et qu'en sera-t-il la prochaine fois), il a raison.

En effet, ces alliances permettront au modem d'avoir de nombreux élus, une forme de reconnaissance. Demain si à nouveau notre candidat ne convainc pas une partie des sympatisants socialistes, il y aura moins de barrières à un vote modem, d'autant plus s'il y a une alliance dans sa ville.

La situation ubuesque que l'on a connue lors de l'élection présidentielle sera encore moins crédible. Bayrou, candidat de la droite, antilaïque et ultralibéral contre lequel tractaient les militants, est devenu en une semaine un partenaire dans la défense de la république, potentiel premier ministre, avec lequel étaient désormais constatées de larges convergences.
Ridicule.

La méfiance est également la position de nombreux strausskahniens, qui pensent que c'est le PS qui doit incarner cette rénovation, cette crédibilité réformiste, sans abandonner une partie du positionnement au modem, dans une tacite répartition des segments électoraux...


Les dynamiques concurrentes :

En effet, le danger que fait peser le modem se situe également à ce niveau : l'émergence d'un mouvement est une aventure, un projet tentant. L'énergie de la jeunesse, le dynamisme de la nouveauté politique, le bouillonnement de la création... L'espoir est grand chez tout ces nouveaux militants, qui pensent créer une structure sans avoir à s'embarasser d'élus, de conflits anciens. La réalité est moins facile, mais une dynamique subsiste.

Or la dynamique des fluides politiques est vitale. Cela brasse, renouvelle, rajeunit parfois, consolide pour les débats et combats de demain.
Ainsi cela attire là-bas des gens électeurs ou militants qui auraient tout à fait leur place au PS (pas tous).

Cela a aussi une incidence en terme de rapport de force interne au PS. Le risque peut notamment être d'attirer là-bas des énergies et des voix qui manqueront en interne à certains, alors que le parti est en pleine recomposition. Certains, qui s'inquiètent de la prise du PS par Ségolène Royal ou du fonctionnement interne, peuvent se diriger vers le modem, plutôt qu'adhérer ici pour contrer ce qu'ils perçoivent comme une menace ou faire évoluer les choses...


Mais c'est aussi l'émergence d'un nouveau vivier de sympatisants politiques.

Alors qu'auparavant la séparation avec les autres partis à droite du PS était nette et franche, se crée dorénavant, dans les deux sens, un ensemble de sympatisants qui peuvent choisir. On retrouve une partie des adhérents à 20 euros du PS aujourd'hui au modem.

Mais demain en fonction des dynamiques, une partie de membres passés par le modem rejoindra le parti socialiste.

Déjà lors du second tour des législatives, le vote modem du premier tour a permis de faire voter à gauche au second des personnes plutôt de centre droit, servant de pont. Tout comme sans doute, un vote Bayrou au premier tour de la présidentielle a pu aussi permettre à certains déçus de la gauche d'oser le vote Sarkozy au second.
Et ces dirigeants qui travailleront ensembles dans les villes peuvent ancrer le modem au PS, lorsque des choix de second tour doivent être faits.

Les alliances municipales en sont l'illustration.


Cette restructuration du centre peut donc être un risque comme une opportunité pour le PS, et plus particulièrement pour les sociaux-démocrates et réformistes.

Plus largement il ne faut pas sous-estimer le risque de dillution de la politique dans le centre, si celui-ci prend de l'importance, tendant à laisser penser que finalement les grandes orientations se valent, que les projets sont importants sans s'interroger sur les valeurs. C'est donc bien dans le cadre d'alliances maîtrisées entre partis, et non pas dans la négation des différences, que des accords peuvent avoir lieu.

Sans doute pouvons nous alors envisager des accords, mais sans être dupes ou naïfs. Ainsi Bertrand Delanoë a raison lorsqu'il affirme que des accords sont possibles à Paris, mais seulement si le modem a la cohérence de faire un pas vers le PS, notamment en affirmant que dans cette situation « la droite et la gauche, ce n'est pas pareil ».

Et il ne faut donc pas abandonner tout préalable qui laisserait penser qu'il n'y a pas de différences entre nos deux partis.

Enfin, en partie, le modem se positionne par rapport aux autres partis pour se construire. Au delà de l'idéologie, dans son fonctionnement il peut tenter d'incarner un anti-PS, en le caricaturant, mais aussi en pointant de réels dysfonctionnements.

C'est donc un double défis, qui souligne par là la nécessité de notre rénovation, de nos évolution, en pointant ce qui ne va pas chez nous, et qui nous pousse à devenir force d'attraction et mouvement dynamique.


 

(précédent :
-
de l'udf au modem
-
le modem, qu'est-ce aujourd'hui ?
-vers quoi se dirige le modem ?
-les nouveaux rapports entre PS et modem )

 

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Lundi 25 février 2008

Publié dans : Politique nationale

Quel doit être le positionnement du PS vis à vis du modem ?

1 La pratique nouvelle et décomplexée d'alliances municipales avec le modem

Une alliance avec le centre a longtemps constitué un tabou au PS. Cela n'a jamais empêché quelques coopérations locales marginales, ou même au gouvernement avec Michel Rocard.
Mais une alliance plus globale était honnie par une partie du parti, qui pouvait accuser l'autre d'avoir ces idées tendancieuses, pour tenter de la disqualifier.

Cependant, en un an, la tendance a changé radicalement.
L'évolution du modem est la principale raison de ceci, ainsi que son poids relatif qui a augmenté tandis que les autres partenaires traditionnels du PS s'affaiblissaient. Il apparaissait beaucoup plus nettement comme une des condition de la victoire de la gauche.

Auparavant, le combat mené en commun pour le oui au moment du référendum avait pu mettre en évidence des accords partiels sur le fond. De même que chez les partisans du rejet du texte des affinités s'étaient créées, par delà les socialistes.

Ainsi le discours stigmatisant a changé, libérant des volontés plus anciennes. Certains déjà souhaitaient pouvoir choisir plus librement leurs partenaires.
Exclure une alliance au centre, c' était souvent exclure une autre voie que la gauche communiste ou radicale. C'était donner à un partenaire potentiel la qualité d'un partenaire nécessaire, en position d'imposer certaines de ses propositions que nous n'aurions pas acceptées sinon.
La possibilité d'alliances avec le modem, sans devoir être une nouvelle doctrine, donne plus de marge de manoeuvre au parti socialiste. Surtout demain lorsque des choix pourraient devoir se faire entre modem et lcr.


Ce mouvement a ainsi été initié par Ségolène Royal à la fin de la campagne présidentielle, de manière un peu précipitée, personnelle, et sans réussite, et cela se prolonge aujourd'hui au niveau local. De nombreux candidats, souvent proches de SR ou de DSK, (ou par l'intermédiaire du parti radical comme à Blagnac à côté de Toulouse), mais pas seulement, préparent des alliances avec le modem dès le premier tour (Roubaix, Dijon, Grenoble, Montpellier, et en partie Lyon et Bordeaux pour les plus grandes villes), ou alors au second.

Cela fait raler les communistes et les emmanuellistes (sans parler des alters-révolutionnaires...), mais participera sans doute à la victoire de la gauche dans certaines villes.


Pour autant, ces petits arrangements locaux ne sont pas neutres. Il s'agit d'une reconfiguration importante du paysage politique, qui est porteur de risques comme d'opportunités.


(précédent :
-de l'udf au modem
-
le modem, qu'est-ce aujourd'hui ?
-vers quoi se dirige le modem ?

à venir :
-risque ou opportunité pour le PS , comment agir ?)

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Samedi 23 février 2008

Publié dans : Politique nationale

3 Vers où se dirige le modem ?

Doit-il choisir entre une ligne stricto-centriste et une ligne de centre gauche ? Va t-il le faire ?

Idéalement, ils cherchent à dépasser cette structuration, pour apparaître comme une force autonome, certes centriste, mais surtout portée par sa vision et ses propositions, et non par des jeux d'alliance et de positionnement.

 

Certes... Ce n'est ni facile, ni peut-être fidèle à la logique (réalité?) politique, outre les règles électorales peu favorables. Cela participe-t-il de la décrédibilisation du politique, comme moyen de choix, de propositions alternatives ? Ce n'est pas l'ambition du modem, mais les effets sont bien là. Celui-ci répondra que le politique est décrédibilisé par les postures artificielles et les oppositions systématiques. C'est aussi vrai, mais ne clos pas le débat.

Le positionnement centriste autonome ressemble fort à une impasse. L'échelle au bout de la rue serait la personnification par la présidentielle autour de Bayrou, et en cas de victoire devenir quelque chose par lui même, en prenant la place d'un des deux grands partis, puis en instaurant la proportionnelle.

La défection de l'ancien UDF peut être vu comme une bonne chose, une clarification... Mais pour aller vers quoi ? S'il perd son aile droite, que devient le modem ? Un parti de centre gauche ? Cela pourrait être un pari cohérent, clair, sur l'échec de la rénovation du PS.
Je ne pense pas que cela soit acté avant un moment.

(précédent :
-de l'udf au modem
-
le modem, qu'est-ce aujourd'hui ?

à venir :
-les nouveaux rapports entre PS et modem
-risque ou opportunité pour le PS , comment agir ?)

 

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Samedi 23 février 2008

Publié dans : Politique nationale
2 Qu'est-ce aujourd'hui ?

Un parti par défaut ? Avec quelle ligne ?

Leur ligne est variable, et encore relative aux positionnements des autres, même s'il y a la tentative de construire une pensée plus autonome.

Leur alliance avec Cap21 et des anciens verts a introduit l'écologie au modem. La démocratie participative est vantée, ainsi qu' une gestion sérieuse des deniers publics.
Le rêve européen et une vision plutôt décentralisée sont des marqueurs du modem comme hier de la démocratie chrétienne.
L'idéologie affirmée comme sociale-libérale du rapport Attali peut plaire à beaucoup d'entre eux, mais pas la méthode.

Les sectarismes sont souvent opposés aux vertues d'une société civile et les partis politiques sont parfois
(trop facilement) critiqués par nature.
Alors qu'à certains moments le modem offre un consensus mou, bon père de famille, à d'autres il est extrême centrisme, intransigeant, innovant, parfois naïf. Souvent, la parole de Bayrou est leur programme.

Parfois la politique est décriée et décrite comme un obstacle, parfois le retour du politique (mais sans les partis, ou tous ensemble) est demandé, parfois la politique est acclamée, le modem tentant de se substituer alors à l'un des grands partis dans le vote...
Généralement la politique participative est présentée comme devant se substituer aux querelles politiciennes. Mais aussi parfois malheureusement aux enjeux nobles de la politique...

Plus largement, plus le parti grandit, plus il se retrouve confronté à ce qu'il a critiqué au PS, une divergence interne importante sur certains points, qu'il faut gérer, dont on peut aussi tirer débats et avantages. 


Le modem étant au centre, à chaque élection ses partisans se divisent au second tour. Par ailleurs, les strates de sa structuration historique continuent à diverger souvent.

Ainsi le modem a été une victime de choix de l'ouverture, presque partout des dirigeants de centre droit de l'anciens udf quittent le navire, pour des raisons idéologiques ou opportunistes.

La ligne autonome est finallement rare, et souvent contesté par des individualités, les divisions et hésitation sont nombreuses, presque inévitables.


Plus globalement pour ces municipales, le parti fait fréquemment alliance dès le premier tour, alternativement avec les uns ou avec les autres. Dans une logique de comparaison des programmes ? Parfois.

Malheureusement une analyse concrète montre plutôt que le plus souvent ils font alliance avec ceux qui ont le plus de chance de l'emporter, sans que ce ne soit théorisé, mais les faiblesses de quelques-uns, et la volonté d'exister font les alliances.


(précédent :
-de l'udf au modem

à venir :
-vers quoi se dirige le modem ?
-les nouveaux rapports entre PS et modem
-risque ou opportunité pour le PS , comment agir ?)

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Jeudi 21 février 2008

Publié dans : Politique nationale

Ces questions qui nous travaillent, sans doute y est t-il confronté lui aussi. Désormais il nous oblige à les lui poser ou les lui opposer. En effet le PS est entré en discussion, en de nombreux endroits, avec le modem, à l'occasion de ces municipales.

Cela peut entrainer des tensions et des interrogations dans le parti. Bien sûr certaines sont d'ordre tactique, ou relèvent du réflexe dogmatique. Pourtant nous ne devons pas les balayer par principe. Il s'agit bien là d'une reconfiguration du paysage politique, porteuse de risques comme d'opportunités.

 

Qu'est-ce que le modem ?
 

1 De l'udf au modem

2 Qu'est-ce aujourd'hui ?

3 Vers où se dirige le modem ?
 

Quel doit être le positionnement du PS vis à vis de celui-ci ?

1 La pratique nouvelle et décomplexée d'alliances municipales avec le modem

2 Risque ou opportunité pour le PS ?



Qu'est-ce que le modem ?
 

1 De l'udf au modem
 

Suite à l'élection présidentielle le parti de notables de centre droit qu'était l'UDF a entamé sa mue. Depuis quelques années déjà, il s'était distingué du ralliement systématique au grand parti de droite, qui avait essayé de le nier, de le réduire.

Le parcours inattendue de François Bayrou était la conséquence en partie de son talent et son message propre, mais aussi (surtout?) des craintes générées et des insuffisances supposées des deux principaux candidats, au style atypique et dérangeant.

Il a suscité un engouement certain, qui s'est traduit par des adhésions massives et une nouvelle ambition : le centrisme autonome et l'élection présidentielle.

Pourtant, de nombreuses difficultés vont entraver la marche de ce parti : l'évolution rapide de la ligne de François Bayrou a ainsi aggloméré des partisans assez différents. L'UDF d'hier, sages bourgeois de province giscardiens, centre-droit barriste, historiques CDS, la tradition chrétienne et paternaliste, le fonctionnement notabiliaire... et le modem bayrouiste de la campagne présidentielle, jeunes anti-sarkozystes, adeptes du débat et de la démocratie directe, anciens verts ou PS, extrêmes centristes.. ainsi que plein d'autres, attirés par la lumière, par la personne de Bayrou, par une forme d'apolitisme engagé ni droite-ni gauche...

Rapidement de nombreux élus ont rejoint Sarkozy, entre les deux tours notamment, puis le nouveau centre à l'occasion de la préparation des municipales et des cantonales, souvent car c'était leur famille de pensée, et qu'ils avaient été élus sur ce positionnement. Mélange de conviction et de stratégie électorale.

Les confrontations locales, les tensions, le flou, ont également pu décourager certains de ces nouveaux adhérents. Tout comme au PS, dans une moindre mesure sans doute, l'assiduité de ces nouveaux a fondu, ainsi que leur nombre.

A l'approche des municipales, l'image donnée par le parti centriste est décevante. Cependant l'état encore convalescent du PS et la dégradation de la côte de l'UMP permettent à son projet de subsister à moyen terme.

(à venir : 
-le modem, qu'est-ce aujourd'hui ?
-vers quoi se dirige le modem ?
-les nouveaux rapports entre PS et modem
-risque ou opportunité pour le PS , comment agir ?)

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Samedi 26 janvier 2008

Publié dans : Politique nationale
De l'ouverture, de la société civile, et du rapport Attali...

L'ouverture
est un concept politique souvent employé à tort et à travers pour désigner des choses différentes, et parfois inquiétantes pour la démocratie.

I Cela peut s'entendre comme une volonté de consensus, de dépassement de clivages artificiels.

Il peut y avoir des effets positifs à l'ouverture, à la marge du politique, dans un processus de démocratie participative, de recherche de consensus sur certains sujets. C'était ici le projet de François Bayrou.

Cela entraine cependant souvent la valorisation, notamment à droite, où la politique fait peur, de listes apolitiques, de la société civile etc.
Je trouve dangereuse cette nouvelle passion pour la société civile, supposée supérieure à l'engagement militant ?

Comme le dit Pierre Cohen, candidat de la gauche à Toulouse

"Peu à peu en dénigrant la politique, on a dénigré l’engagement et on a fait briller le non-engagement dans les partis en parlant de « société civile ». Que quelques uns, reconnus pour leur compétence professionnelle, s’engagent dans l’action municipale, sans attache partisane, cela peut être entendu.
 Mais ce qui est déterminant au-delà de leurs compétences (notons que les militants sont compétents dans leur vie professionnelle, le propre du militant c’est de militer après sa journée de travail !) c’est leur engagement. "

Comme le dit Corinne Lepage en réponse à une question sur l'ouverture sur le site internet du nouvel obs :

" Il y a ouverture et ouverture. Celle qui consiste à demander à des responsables politiques qui n´ont pas votre positionnement politique à vous rejoindre pour élaborer un programme de synthèse, et celle qui propose à des individus de disposer de postes pour mener la politique que vous avez définie. Je suis poour le première et pas pour la deuxième forme d´ouverture, précisément parce que j´ai le souci de la cohérence."

Et encore, les dérives peuvent être plus grave

II En effet l'ouverture peut se transformer en débauchage individuel, en opération de communication ou de déstabilisation de l'adversaire, sans plus de cohérence ni d'intérêt.

Reprenons avec Pierre Cohen :
"De société civile on a vite fait de glisser aux candidats à paillettes, à des individus invités à être sur une liste uniquement à cause de leur aura médiatique, en général due à une activité comme le sport, la mode, le ciné, la télé… Ainsi peu à peu, de pipoles en paillettes, on tue l’engagement politique. Mais voilà, avec mes colistiers je crois à l’engagement politique, à la participation des citoyens à la vie de la cité. Je pense que les électeurs aussi ont envie d’un retour des politiques aux affaires de la cité. C’est un des enjeux de ces municipales."

Pire que cela :  l´ouverture aujourd´hui pratiquée par l´UMP, notamment à Toulouse, fait que n´importe quelle personne qui n´a pas été retenue démocratiquement par son parti, les déçus, ceux qui sont en perte de vitesse, les ex, peut trouver en face un nouveau siège. Outre un manque de cohérence certain, n´est ce pas particulièrement choquant ?
Les ratés d'en face prennent de la valeur simplement car ils se dédisent! C'est terrible pour la politique.

Dans cette ville, le maire sortant apparenté UMP a ainsi fait venir sur sa liste (outre Fabien Pelous et des spécialistes de la santé ou des responsables industriels) une conseillère régionale vraiment de la gauche du PS qui n'avait pas été choisie par les militants de son parti pour les législatives.
De même avec des responsables du modem en fin de course.


III Enfin cela porte aussi en germe la défiance vis à vis du politique, le gouvernement des experts, la prétention à la vérité par le bon sens.


C'est là que l'on peut en venir au rapport Attali.
Après l'avoir parcouru, on peut penser qu'il y a dedans de bonnes choses, des idées, du travail qui a été fait.  Mais également d'autres propositions moins judicieuses.
C'est donc une matière à réflexion, à droite comme à gauche.

Il y a tout de même deux problèmes sérieux autour de ce rapport :

-le ton présomptueux et dogmatique de celui qui a trouvé la vérité. Bientôt il nous demandera une messe... C' est à prendre en bloc (pour respecter l'équilibre social-libéral de l'ensemble), quel que soit la majorité, dernière solution avant le déclin !
Je décide, ils (les parlementaires, élus du peuple) exécutent...

Il faut toujours se méfier de La vérité, et toujours s'inspirer des connaissances. Ce gouvernement des experts, alors que d'autres proneront des solutions contraires, que les intérêts et enjeux sont complexes, que la mise en oeuvre répond rarement à la théorie initiale.. ne peut être détaché du politique, ni se détacher de toute vision du monde.

- à coté de bonnes idées parfois, une tonalité, un présuposé trop économiste : le principe de précaution ? inutile. La mort du commerce de proximité ? La multiplication de l'automédication de supermarché ? La disparition du département pour faire des économies ?...
Il n'y a qu'une grille de lecture qui est la croissance. Ce rapport doit donc se confronter nécessairement aux autres enjeux de société, d'identité, de culture, de solidarité.


Le gouvernement des experts, outre qu'il peut représenter un danger démocratique (Attali a répondu avec morgue : "vous préférez le gouvernement des imbéciles ?"), n'est pas une garantie de réussite, particulièrement en économie. Il n'y a pas de vérité, même s'il peut y avoir des consensus.

C'est le politique, la diffusion de la connaissance, la transformation de la complexité en modèles et en mesures, la pédagogie et la réflexion, auxquels les intellectuels, les savants, les élus et les experts doivent être associés, qui fait évoluer la société.

Il s'agit donc bien là d'ouverture d'esprit et de capacité de remise en cause.

[Edit : A signaler : une
courte fiction caustique sur le thème de l'ouverture.]

 
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Jeudi 8 novembre 2007

Publié dans : Politique nationale
Chers amis,

J'ai le plaisir de vous informer de mon retour au parti socialiste après mon court passage au sein du tout nouveau Mouvement Démocrate.

Je dois avouer avoir été assez déçu par le MoDem; cela est encore renforcé par la conjoncture politique locale, ce qui ne m'incite pas à poursuivre un engagement au sein de cette formation politique.
En effet, l'indécision de certains élus vis-à-vis d'une ligne politique propre, ainsi que les accords électoraux en projet avec des caciques de l'UMP ou encore l'"élitisme"  au sein de l'UDF locale, me poussent aujourd'hui à me retirer de cette formation partisane. Formation partisane qui m'avait séduite par le dynamisme, la franchise, l'intelligence de son leader.

Ne souhaitant pas m'engager au sein du Mouvement Démocrate, ne m'y sentant pas "chez moi", j'ai donc décidé de reprendre mon engagement politique au sein du Parti socialiste. Et je tenais à vous en informer.


Quoi qu'il en soit, ma courte expérience au mouvement démocrate m'a permis de me rendre compte de la richesse de l'analyse de certains leaders de ce mouvement, et notamment sur certaines thématiques économiques. Je pense que des passerelles de travail entre le PS et le MoDem devraient être mises en place. De toutes facons, la rénovation de la vie politique française passera par les deux formations politiques, et il serait judicieux de commencer à travailler ensemble dans le cadre de "think tank"...

Un militant politique membre de R2
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