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désignation candidat PS 2006

Samedi 14 octobre 2006

Publié dans : désignation candidat PS 2006

Les idées portées par DSK sont les plus proches des miennes, je fais confiance en l'homme, toutefois Ségolène apportera un souffle et de nombreuses choses au PS et à la France si cependant elle est élue.

Le seul que nous ne devons pas choisir est Fabius il me semble :

-pour une pratique politique : homme au pouvoir depuis longtemps, c'est une ancienne manière de faire de la politique, avec manipulation d'appareil et rapports exacerbés de pouvoirs, avec vassalisme et clientélisme etc... Son histoire politique reflète ceci : opportunisme, voire décalage entre les discours et les actes, brutales manoeuvres de parti (lire la biographie de Rocard :"si la gauche savait" ).  Il aurait du faire monter une candidature du renouveau commme Montebourg s'il voulait créer une ligne "de gauche" au parti et pas se lancer lui-même... 

-pour une personnalité : maître des "petites phrases", parfois drôles, plus que des grandes.  Il a par ce biai souvent exprimé son mépris pour ses contradicteurs, la volonté de discréditer par la caricature, parfois d'humilier. Il ne se prive pas d'user de basse démagogie, utilisant des arguments qui flattent ou agressent, condamnant les sentiments dans la politique pour mieux en jouer. C'est aussi celui qui à voulu "faire populaire" dans un livre pittoresque, ou il avour voter pour la star academy et aimer les carottes rapées...

-pour sa prise de position sur le TCE, non pas sur le fond, mais sur la forme : n'a pas hésité à dire des choses qu'il savait fausses, à tapper dans la lourde démagogie, ce que n'ont pas fait d'autres nonistes; il s'est engagé pour le non franchement, après avoir expliqué qu'il ne le ferrait pas pendant la campagne interne. Sur le fond cela n'augure pas d'une grande crédibilité à l'étranger (et notamment chez les socialistes éuropéens)

-pour ses prises de positions, faussement et soudainement  "le plus à gauche", facilement populaire, essayant d'agglomérer autour de lui les lambeaux du communisme alors que nous devons avancer avec les socialistes de ce pays et des autres, il dit ce que les gens veulent entendre, sera l'homme de la déception ;

- autour de lui : il est soutenu par des gens comme Mélanchon ou Dolez, Weber, Filoche ou Bapt, qui sont loin d'être les meilleurs, politiquement et techniquement ( qui se répartissent, au milieu de moins bons, dans le soutien aux autres candidats: Savary, Rocard, Bianco, Bockel, Cambadélis, Montebourg, Valls, Peillon, ... )

-dans le cadre de cette campagne interne :  se limitant au projet, ce qui est bien insuffisant, il a critiqué les autres pour le dépasser, alors qu'ils avaient une démarche plus complète, moins facile. Il a ainsi démontré une faible inventivité et ambition, faisant souvent passer pour siennes nombre de propositions du projet. Il a constamment ressorti les grands slogans, les fondamentaux, sur lesquels tous les socialistes sont d'accords, pour s'en faire le défenseur de façade. Il a caressé dans le sens du poil les élus, les professeurs, les militants anciens, a flatté les intérêts catégoriels de la base militante sans prendre de risques.

Face à son déficit de crédibilité dans l'opinion socialiste, alors qu'il prone le rassemblement sur la gauche, ces derniers auront leurs propres candidats. L'enjeu de second tour, le centre, lui échappe, alors que face à Sarkozy, là seront des indécis. Avec Fabius, serions nous au second tour ? Moi même, par exemple, et pourtant membre du parti, compte tenu du bilan que j'en dresse ici, voterais difficilement pour lui au premier tour.



Il a des qualités par ailleurs, des compétences, ne caricaturons pas. Mais il n'est plus en phase avec ce dont a besoin le parti socialiste, avec ce que veulent les sympatisants, avec une nouvelle génération et une nouvelle pratique politique.


RJ

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Lundi 9 octobre 2006

Publié dans : désignation candidat PS 2006

R2 et le candidat socialiste :




Dans le groupe, un consensus semble se constituer : l'un ou l'autre, mais en appelant a une synergie claire entre DSK et Segolene Royal, comme l'exprime bien par exemple Léoneck : « Bonjour à tous Militant au PS (Toulouse section 12) et membre actif depuis sa création de R2 (Réformisme et Rénovation) issue de la motion IV de Jean-Marie Bockel, je viens de prendre la décision de m'inscrire au Comité de Soutien de DSK.
Convaincu que la candidate du PS sera élue à la Présidence de la République Française, je
souhaite donner à DSK le poids nécessaire pour lever toute ambiguïté sur le programme
socio libéral de notre future Présidente.
Amitiés Léoneck »

Chacun a sa préférence et la défend, certains étant impliqués dans les comités de soutien à Dominique Straus-Kahn ou dans « désirs d'avenir ». Ainsi par exemple : http://rfrn.over-blog.com/categorie-813617.html


Alors que Jean-Marie Bockel s'est lui légitimement prononcé pour DSK, tout en reconnaissant l'intérêt de la candidature de Mme Royal http://rfrn.over-blog.com/article-3759400.html,

le courant Réformisme et rénovation ne prendra pas une position publique en faveur de l'une ou l'autre, en appelant à l'union réformiste pour la suite.

En attendant, nous essayons encore de nous convaincre les uns les autres.


Quelques sections locales de R2 ont fait connaître leur préférence :


« Le groupe Nord R2 autour de Bernard Delebecque s'est finalement positionné en faveur de Segolene Royal, tout en appelant a une synergie claire entre DSK et Segolene Royal. C'est la chance du P.S de constituer enfin un vrai courant reformiste.

 

Je crains que DSK se soit declare trop tard et qu'il tarde a briser l'armure malgre son immense talent. La force de segolene c'est sa liberte de parole, sa capacite a aborder les sujets sans biaiser et de parler clair. Certains iront jusqu'a dire simpliste ...c'est un risque a ne pas sous-estime mais qui fait mouche dans l'electorat populaire . Ces derniers n'ont que faire de nos savants bardes de tant de titres mais qui au final ne font pas reculer la misere dans laquelle ils vivent ts les jours !!. »



« Un message d'Angers pour vous dire que les militants de la motion 4
hésitent entre Dominique Strauss Kahn et Ségolène Royal.
A titre personnel, si j'ai été séduit par les positions de S Royal sur
le blairisme et par son discours sur l'éducation à Angers.
Toutefois, ses positions me semblent moins claires actuellement. Elle
a notamment financé par sa région l'université d'été d'attac...

DSK, est revenu clairement vers des positions sociales démocrates. Son
discours devant les jeunes strauss-kahnienns à Cergy en juin m'a
rassuré. Bref, je voterai à titre personnel pour DSK le 16 novembre, car il est
le plus proche de mes positions.
De Plus, je souhaite vraiment qu'il soit devant Laurent Fabius lors du
vote. Ce n'est pas gagné d'avance, car les fabiusiens ont bcp de
réseaux dans le parti. D'ailleurs, ils sont très virulents, menaçant de se présenter aux
législatives malgré le vote des militants (encore), harcelant des
responsables de section. Ils ont d'ailleurs fait adhérer bcp de monde. »


« Les membres R2 de Toulouse se sont réunis.
Concernant le choix du candidat, DSK est ici pour l'instant majoritaire, mais en attente de la suite des débats pour faire nos choix définitifs et dans une optique d'union avec Ségolène Royal ensuite. Voici quelques questions que nous nous sommes posées :
Faut-il essayer de faire passer Ségolène au premier tour ? Au contraire est-il préférable qu'il y ait un second tour pour permettre les débats, les négociations, les ralliements ? Quelle est la capacité de chacun à débattre et à gagner ensuite face à probablement Sarkozy ? Il est par ailleurs je pense important que DSK soit devant Fabius au premier tour. Mais un deuxième tour peut-on offrir la victoire à un DSK soutenu par Fabius, à nouveau dans le camp des vainqueurs ? Ségolène présidente, DSK premier ministre ? »


Au dela de ce choix difficile entre deux candidats, se dégage toutefois le rejet du troisième, Laurent Fabius, ainsi que l'exprime un membre dans ce message : http://rfrn.over-blog.com/article-4119034.html


Rien n'est joué, vive le débat !

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Mercredi 4 octobre 2006

Publié dans : désignation candidat PS 2006


Après plusieurs mois d'hésitations, d'abord plutôt favorable à Ségolène Royal, puis à Dominique Strauss-Kahn avec son affirmation sociale-démocrate, j'ai hésité.
Notamment face à la violence de certaines attaques de partisans de DSK qui montraient une certaine incompréhension du phénomène, et de sa profondeur (ce n'est pas seulement un phénomène médiatique ou sondagier ), ou encore à nouveau une certaine tiédeur de DSK.

Par ailleurs, d'un point de vue politique, j'aimerai bien que DSK soit devant Fabius. Pourtant , s'il y a un deuxième tour Ségolène-Fabius, au moins il y aura un choix clair, une défaite nette de Fabius je le pense. Un deuxième tour Ségolène-DSK me posera problème : il y aura nécessairement une surenchère à gauche pour capter les partisans de Fabius, ou une alliance pseudo anti-Royal que je ne cautionnerai pas.


Mais le temps des hésitations s'achève. Le vote approche. Aujourd'hui, Ségolène Royal est parfois allée trop loin dans ses propositions je pense : carte scolaire et jurys citoyens, mal expliqués. Pour corriger le tir, elle court aujourd'hui sur la gauche, en soutenant à demi-mot José Bové, ou les destructions de champs OGM, ou reprend ce que l'on ne voulait plus, un vocabulaire marxisant "de campagne", d'opportunité. ( DSK a lui aussi récemment dit qu'il était anti-libéral, il est vrai )...

Depuis un certains temps, tout en défendant fréquemment les propositions de SR sur des forums ou dans des discussions, je penche vers DSK.
Et bien je suis tombé : j'ai pris ma décision, les débats ont eu lieu, et je voterai donc DSK.

Pour que la force de ses idées dans le parti soit affichée, pour qu'il soit au second tour déjà. Ensuite nous jugeront sur pièce qui nous décevra le moins en essayant d'attirer les partisans de Fabius et Mélenchon.

Certaines propositions et la dynamique portées par Ségolène Royal sont intéressantes.
Elle est souvent convaincante. Dans tous les cas, même si elle ne gagnait pas, tout ce qui est bon devra être gardé, repris, par nous, par le PS.


Espéront que l'élan rénovateur de l'une et le positionnement réformiste de l'autre réussiront à s'allier pour construire le parti socialiste de demain. Nous aurons tous notre rôle dans ce travail.

Romain Janhsen

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Mardi 3 octobre 2006

Publié dans : désignation candidat PS 2006
Chers amis,

Nous avons écrit cette tribune à deux avec JF et elle vient d'être publiée sur le site de Libération. En voici le lien direct:


Je vous souhaite bonne lecture.

Maurizio Rofrano


 

 

La politique par la preuve, la souveraineté partagée, l’ordre juste...
Eh oui, Ségolène a des idées!
Par Jean-François Pascal, Délégué National du PS et Maurizio Rofrano, militant socialiste (pour Libération.fr)
LIBERATION.FR : Jeudi 28 septembre 2006 - 11:34
 
Loin de ne correspondre qu’à l’air du temps, Ségolène Royal incarne en fait l’esprit d’une époque. Répondre à la demande sociale, être en accord avec le monde tel qu’il est, voilà le sens du renouvellement qu’elle porte.

La politique par la preuve, la souveraineté partagée et l’ordre juste sont les clefs de la rénovation politique qui est en marche.
Politique par la preuve d’abord car le seul socialisme qui vaille est aujourd’hui celui des actes. Observation des réussites européennes, droit à l’expérimentation, évaluation de l’action publique, déclinent concrètement cette politique par la preuve.
Souveraineté partagée ensuite car le pouvoir vertical exercé par quelques uns sur tous a fait long feu. Dans une société d’informations partagées, l’appel à l’intelligence collective est une compréhension fine des attentes et des possibles. La décision politique, sans perdre sa force d’impulsion, doit se nourrir du corps social afin d’agir au plus juste.
Ordre juste enfin car notre société fragmentée a besoin de retrouver de puissants liens collectifs. Face à l’insécurité sociale et économique, l’ordre solidaire, bien différent du désordre sécuritaire porté par la droite, doit nous permettre de continuer à faire société.
Ces trois thématiques ne sont pas des slogans mais bien les catalyseurs d’un projet déjà riche.

A commencer par le projet d’une nouvelle donne économique pour la France.
Nous avons besoin d’une nouvelle croissance fondée sur l’innovation et l’investissement, adaptée au défi énergétique et environnemental. Cette nouvelle croissance suppose la responsabilisation des acteurs économiques. Notamment celle de l’entreprise devenant socialement et écologiquement responsable. Ce qui fonde d‘ailleurs l’action de la Région Poitou-Charentes lorsqu’elle conditionne les aides publiques au respect du développement durable.
Dans le même esprit, la lutte efficace contre le chômage structurel requiert désormais de protéger davantage les travailleurs plutôt que les emplois existants. En les accompagnant vers l’emploi, en sécurisant les transitions professionnelles à travers le suivi et la formation permanente. Contre la précarité, le CDI, sans doute simplifié et assoupli, doit être la norme.

Politique par la preuve, souveraineté partagée et ordre juste se conjuguent également dans le projet d’une nouvelle démocratie sociale, économique et politique.
Un syndicalisme rénové et une plus grande participation des salariés aux décisions de l’entreprise donneront des moyens de lutte sociale accrue. Ils généraliseront les accords contractuels passés au plus près des réalités. Ces leviers favoriseront un nouveau partage de la valeur ajoutée, une hausse du pouvoir d’achat et une réflexion commune sur les conditions et le temps de travail.
De même l’autonomie accrue des territoires permettra d’améliorer l’action publique, en rapprochant et en responsabilisant, acteurs et usagers. La compensation intégrale des transferts de ressources de l’Etat vers les collectivités locales, une fiscalité dédiée à chaque échelon et une stricte péréquation pourront être les outils de cette nouvelle décentralisation. Il s’agit de répondre au fort besoin d’efficacité retrouvée de la puissance publique. Mieux délimité et plus souple, dialoguant avec la société civile, l’Etat sera plus fort. Prescripteur, acteur et contrôleur mais aussi responsabilisé et évalué, il garantira et rénovera les services publics. La politique par la preuve nous montre que de nombreuses gauches européennes ont accompli ces réformes dans l’intérêt de tous.
La démocratie participative appartient au même mouvement : produire en commun, et au niveau le plus approprié, la décision politique, donner les outils d’une citoyenneté active et responsabiliser les représentants du peuple. Là aussi l’expérience du budget participatif en région Poitou-Charentes a été convaincante.

En mettant en mouvement toute la société, en rénovant la puissance publique, nous libèrerons le meilleur du socialisme : sa volonté de travailler sans cesse à la solidarité sociale et territoriale, à la réduction des inégalités de destin, de condition et de traitement. L’assouplissement de la carte scolaire ou encore la lutte contre les discriminations feront partie des nombreux chantiers de l’égalité réelle et active.

 La politique par la preuve, la souveraineté partagée et l’ordre juste nourrissent enfin le projet d’une République nouvelle unie dans sa diversité. Mais « faire société » n’ira pas sans une parole qui pose clairement des valeurs et des repères pour mieux construire le lien social. N’abandonnons pas à la droite la sécurité et l’éducation. Tout en leur apportant des réponses de gauche. N’ayons pas peur des règles pourvues qu’elles soient justes. Voilà un réalisme fidèle à nos valeurs.
Soyons tout aussi durs avec l’insécurité qu’avec les causes de l’insécurité. Jouons à la fois sur le temps court de la sanction et sur le temps long de l’action sociale et préventive. Dans cet esprit, les logiques éducatives des Maisons des parents, les coordinations territoriales entre les différents acteurs de la prévention, la police et la justice de proximité, méritent d’être développées. De même, les mesures alternatives à la prison sont à expérimenter lorsque les systèmes d’encadrement ont pour objectif l’insertion et le réapprentissage de la citoyenneté.
Parallèlement, la réforme des ZEP, assouplies et dotées de moyens concentrés, le dédoublement des collèges à fort effectif, l’introduction d’un deuxième adulte dans certaines classes, soulignent l’importance du projet éducatif.

Nouvelle donne économique, nouvelle démocratie, nouvelle République : Ségolène Royal est aujourd’hui en situation de porter le renouvellement du pacte social. Entre mutations nécessaires et sécurités renouvelées, tissant de nouvelles solidarités, elle incarne le meilleur des ambitions socialistes : donner à chacun les moyens de vivre mieux et à tous le goût de vivre ensemble.


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Lundi 2 octobre 2006

Publié dans : désignation candidat PS 2006
Salut à tous,

je trouve intéressante cette effervescence autour du choix du candidat à
la présidentielle, cependant je me demande si les enjeux sont vraiment
ce que l'on dit.
Tous les candidats socialistes qui ont été élu depuis que des candidats
socialistes parviennent à être élus ont toujours fini par adopter une
politique plus réaliste que leur discours électoral. Au fond, même un
Fabius appliquerait sans doute une politique réformiste modérée s'il
était élu. La question, à mon avis, c'est justement ce mensonge. C'est
lui qui coupe l'électorat des élus, lui qui rend la politique illisible
et imprévisible, lui qui fait planer un doute sur l'honnêteté des
propositions. La confiance est un élément fondamental dans la mise en
oeuvre de toute politique économique (ou autre), car une politique
nouvelle crée des gagnants et des perdants. Pour rendre l'action
possible, il faut que les décideurs convainquent les perdants qu'ils
seront compensés pour leur sacrifice, de telle sorte que la société dans
son ensemble y gagne.
La faiblesse actuelle de DSK tient justement à sa posture gauchiste des
derniers mois, qui lui a fait beaucoup de tort, car elle n'était pas
crédible. Mais plus généralement, DSK peut ne pas inspirer confiance,
car il a effectivement un côté dilettante, il ne "transpire pas" la
droiture , et ses propositions sonnent
parfois électoralistes alors qu'il se présente comme le candidat de la
compétence.
Face à cela, le principal mérite de Mme Royal, c'est d'avoir su assainir
le débat, en levant des tabous, en se démarquant des jeux d'appareil, et
en incarnant à mon avis très bien ce qu'est la France d'aujourd'hui : un
mélange subtil de conservatisme et d'idéaux progressistes,
d'interventionnisme politique et de laisser-faire, d'élitisme
républicano-jacobin et de décentralisation libéralo-girondine. Elle est
à mon avis la candidate la plus fine sur le plan de l'analyse
sociologique, tous partis confondus. Et rien que pour ça, elle fait
respirer la démocratie, même s'il y a loin du diagnostic à la production
d'un remède efficace.
Mme Royal représenterait brillamment la France à l'étranger si elle
était élue, je crois que c'est une idée assez consensuelle. M.
Strauss-Kahn correspond-il aussi bien à l'image que la France se fait
d'elle-même ? Je crains que ce ne soit pas le cas. Dans un article que
lui a consacré Le Monde, l'auteur racontait les états d'âme qui avaient
entouré sa décision d'être candidat. Je pense qu'il a conscience que son
mode de vie, sa vision du monde, et son appartenance à une minorité lui
aliènent une partie de l'électorat. Ce n'est pas une raison pour ne pas
voter pour lui, bien entendu, mais je pense que c'est un désavantage
pour lui dans la course à l'Elysée, face notamment à un Sarkozy qui
semble prêt à se draper dans les valeurs traditionnelles françaises
quand ça l'arrange - il est assez drôle de l'entendre se décrire comme
un pauvre fils d'immigré, alors que l'histoire est évidemment plus complexe.
Enfin, et surtout, Mme Royal a un atout absolument incontournable. Elle
incarne vraiment, elle, une rupture. Non pas sur le plan du programme,
on peut juger ce que veut là-dessus. Mais dans les faits : le fait
d'être une femme, bien entendu ; le fait de sortir de nulle part et de
se présenter comme une élue régionale, sans passer par la "voie royale"
(quelle ironie). Certes, elle est énarque. En même temps elle n'a pas
l'assurance arrogante de ses condisciples. Ses équipes ont l'air formé
de gens de divers horizons, y compris quelques autodidactes. Mme Royal
paraît à bien des égards la candidate du pluralisme, par opposition à
toutes les candidatures d'appareils.
Je suis donc assez séduit par le concept d'un "ticket" Royal-DSK, mais
dans cet ordre, précisément. Mme Royal, qui incarne la France à mon avis
mieux que n'importe quel dirigeant depuis Vercingétorix, a l'étoffe pour
devenir la première présidente de notre République. M. Strauss-Kahn
ferait merveille comme premier ministre, sous l'égide d'une Ségolène
Royal stricte sur les valeurs éthiques. Je crois qu'à l'heure actuelle,
le pays ne pourrait rêver mieux.
D'ailleurs en écrivant cela je ressens comme une bouffée d'optimisme...
Cordialement,

LPhC.
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Dimanche 1 octobre 2006

Publié dans : désignation candidat PS 2006

Maintenant pour ma part. Au travers du candidat-président que l'on va choisir, il faut trouver celui qui est le plus en accord avec mes idées, et aussi celui qui les soutiendra le plus largement, et aussi celui qui le moins susceptible de les trahir (car il ne faut se leurrer, il y aura des arbitrages).

Je voulais faire deux remarques, qui sont des points importants de ma réflexion.


 

La pensée socialiste libérale au sein du PS ne représente pas beaucoup grand chose politiquement.

Comment cela se fait-il ? Alors que nous avons le sentiment de représenter un part non négligeable du PS. Nous n'avons pas de leaders tout simplement.    

Cet état de fait est issu du congrès du Mans, où pour des raisons x, la motion 1 (dont DSK était un leader) était une motion de synthèse et non pas une motion de courant, motion qui faisait la part belle aux socialistes anti-libéraux.

Le vote utile a fait le reste.

La motion 4 s'est écroulée, le mouvement R2 est né sur les cendres de cette catastrophe politique interne. Il a fallu énormément de courage aux fondateurs de R2. Il nous a fallu aussi de la patience pour trouver le bon site.

Sincèrement, jusqu'au congrès du Mans, DSK a représenté ce qui se faisait de mieux  

 

 

Ségolène ROYAL a fait des déclarations très intéressantes sur le blairisme et le modèle suédois. En l'espace de quelques mois, de nombreux militants nous ont rejoints. Grâce à elle, il nous est possible d'exister au PS.

JM Bockel disait en substance, en octobre 2005 "DSK a laissé un tour béant sur le socialisme libéral (c'est une erreur) - Ségolène Royal s'y est engouffré, si elle est soutenue, elle pourra aller loin". A l'époque nous étions peu ...

Ségolène ROYAL a la faculté de soulever les problèmes et de naos amener à les résoudre.

Au sein du PS (peut-être moins aujourd'hui) et dans de nombreux autres partis, on enfouit les problèmes, pour faire plaisir à des amis ou à des dogmes et on déçoit. Cette démarche, c'est du socialisme pragmatique.

  

 

Je préfère donc voter pour une candidate qui écoute les militants de base et qui regarde ce qui marche, plutôt que pour quelqu'un qui gère des alliances à la tête du parti et impose des idées qui sans être mauvaises, ne peuvent en aucun être les meilleures.

 

JL Le Berre

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Dimanche 1 octobre 2006

Publié dans : désignation candidat PS 2006

Faisons confiance aux français, faisons confiance à nous mêmes.

Pourquoi je choisis Ségolène.

Au départ pour moi, c'était un mariage de raison – elle était la
candidate qui me déplaisait le moins, mais au fur et à mesure elle m'a
convaincue, et si vous me le permettez, j'explique pourquoi.

Les débats télévisés m'ont rassurée, je ne trouve pas de si grandes
différences que ça entre les candidats. Ils sont tous de gauche et
tous socialistes. Ce sont tous les trois des personnes compétentes et
sérieuses. Je pourrais battre la campagne pour tous les trois, chose
qui n'était évidente au début. J'ai été touchée par la sincérité
politique (si, si) de Laurent. DSK ne m'a jamais causé problème.

La grande différence, selon moi entre les candidats se tient dans leur
façon de voire la présidence, comment ils voient la démocratie. C'est
NPS qui devrait être content! Et là, pour moi, il n'y a qu'une
candidate possible, puisqu'elle est la seule à proposer quelque chose
de nouveau politiquement.

Avec DSK, c'est clair, il se voit en président expert, docteur ès
Causa Mondi. Il n'y a pas de doute, il est bon, si on le laisse faire,
on sera bien gouverné. Si je schématise, on ne change rien, on
continue comme l'on a toujours fait, mais cette fois-ci, on, IL le
fera bien cette fois-ci, craché-juré.

Laurent, sans aucun doute, c'est le président de gauche, Laurent le
Rouge, ou plutôt le Rose. Ce serait aussi le président énarque. Il
connaît ses dossiers, pour cause, il les potasse jusqu'au petites
heures du matin depuis 30 ans. Le seul problème, c'est que la part du
réel qui n'est pas dans ses dossiers, il connaît pas. Il pense qu'en
tapant chez le Smicard, il tape chez les "petits". Il se trompe, le
modèle français est actuellement si dis fonctionnelle, que pour une
partie de la population le SMIC c'est un rêve de riches. Il existe en
France des demi-RMIistes, des personnes à qui le modèle français
tellement-parfait-qu'il-faut-rien-changer octroie, grand seigneur, 100
euros par mois pour vivre. Je le sais, parce que ça m'est arrivé.
Qu'est-ce qu'il compte faire pour changer ça? Mystère. Peut-être
faudrait-il que les demi-RMIistes se mettent dans un dossier sur sa
pile, sur son bureau, pour se faire potasser comme tout le monde?

Ségolène, elle, elle écoute. J'étais frappée lors des débats, qu'elle
était "toutes ouïes", elle ne regardait pas ses camarades, elle les
écoutaient. Tout passait par ses oreilles. Elle fait de même avec la
France, elle écoute, puis répond aux français (et pas qu'à qu'à eux,
elle dialogue aussi avec les citoyens d'ailleurs lors de ses voyages à
l'étranger). C'est un dialogue incessant. Ce qu'elle propose, ce n'est
pas un truc qu'on va nous faire, c'est un projet de société que l'on
va élaborer en commun. Tous ensemble. On va faire la France. Pas une
France qui aura fait rupture avec son passé, ou capitulé au modèle
anglo-saxon, ni même suédois, mais une France qui aura construit de
nouvelles choses sur ses fondations, c'est à dire sur ses forces
vives, c'est à dire nous. Elle nous fait confiance, et nous demande de
nous prendre en charge. Être citoyen-expert c'est aussi un défi. Il
nous faudra être à la hauteur. Il y en a qui disent que l'on peut pas
nous faire confiance, que l'on n'est pas à la hauteur. Ils nous disent
que si l'on offre aux citoyens un droit ( je préférerais le mot
"devoir") de regard, ça va terminer mal. Il y aurait même des
lynchages! Je ne le crois pas. Jules Ferry c'était il y a plus de cent
ans! Nous vivons dans une des sociétés les plus éduqués qu'il n'y a
jamais eu depuis l'histoire de humanité! Quand je regarde mes petits
voisins, 22 et 25 ans, je suis époustouflée et émue. Ce sont les plus
beaux fleurons de la génération Mitterrand qu'on puisse imaginer. Ils
sont magnifiques. Et nous autres, on est pas en reste non plus. Nous
pouvons nous prendre d'avantage en charge! Bien sûr que nous
continuerons à chérir et honorer notre démocratie représentative. Bien
sûr que tous les citoyens ne peuvent pas tout connaître tout le temps
(mais même DSK le peut-il? Mitterrand lui-même disait qu'il
connaissait rien à l'économie.). Bien sûr que nous continuerons à
déléguer une part énorme à nos élus, mais nos capacités sont
actuellement dans cette domaine, comme dans tant d'autres,
pitoyablement en sous-emploi. Nous pouvons épauler nos élus beaucoup,
beaucoup plus..

On parle beaucoup du 21 avril. Le 21 avril était un séisme dans la
société française parce que la France s'est conduite (et je me mets
dedans, j'étais aussi nulle que tout le monde), devant les urnes,
c'est à dire devant ce que nous avons de plus sacré dans une
république laïque comme la notre, comme des enfants gâtés. Nous avons
mérité tout ce qui nous est tombé dessus depuis. La France
irresponsable s'est voté un président irresponsable. Qui dit que la
vérité ne sort pas des urnes? Seulement ceux qui paie l'addition, et
elle est salée, ce n'est pas ceux qui n'ont pas aimé la couleur de la
cravate de Lionel, c'est ceux qui trinquent en banlieue, et ailleurs.
On a failli à nos camarades les plus fragiles. On les a fait payer nos
propres lâchetés.

Bref, nous avons un devoir de victoire.

Les démarches des trois candidats, je les trouve respectables. In
fine, c'est un choix assez simple qui nous est proposé. La compétence
d'un homme, la gauchitude d'un autre, ou le génie des français. Je
fais mon choix, Je choisis de nous faire confiance. Je choisis donc
Ségolène.

Chiche Ségolène, si la France était cap?

Amitiés socialistes

Shona
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Dimanche 3 septembre 2006

Publié dans : désignation candidat PS 2006
Je vous prie de trouver ci-dessous mon texte de soutien à la
candidature de DSK.

Cordialement,

Régis Sada


"Dans l'objectif de la préparation des échéances électorales de
2007, le temps de désigner celui qui sera le meilleur ambassadeur
des couleurs du Parti Socialiste est enfin arrivé.

L'élection présidentielle et les élections législatives qui suivront
quelques semaines plus tard, revêtent un caractère particulier tant
l'envie et le besoin de changement dans notre pays, n'ont jamais
était aussi marqués.


L'envie et le besoin de changement

Pour moi en 2007, il faut changer cette France qui ne nous ressemble
plus?

Les inégalités se sont creusées. La pauvreté et la précarité se sont
durablement ancrées.

Travailler et se loger sont devenu des contraintes pour une majorité
de français, alors qu'elles devraient constituer des droits
inaliénables.

Nos enfants disposent aujourd'hui en guise d'héritage, d'une société
basée sur un modèle d'un autre temps par refus d'accepter l'idée que
des évolutions et des adaptations sont nécessaires voire impératives.

La France peine à faire entendre sa voix en Europe et sur la scène
internationale. Elle est souvent brocardée ou montrée du doigt comme
un mauvais élève. 

L'Education Nationale, la santé, les transports ou l'énergie, sont
autant de domaines mis en péril par manque d'audace, d'objectivité
ou de volonté politique. Ces mêmes domaines donnaient lieu jusqu'ici
à un véritable sentiment de fierté.

Nos institutions actuelles font que les citoyens français sont
devenus spectateurs de leur propre démocratie, alors qu'ils
devraient pourtant en être les acteurs principaux. La démocratie
participative des citoyens, une juste représentativité des votes, un
Parlement élu qui décide réellement des politiques à mener et un
Chef de l'Etat actif et responsable devant les français, ne
donnerait-t-elles pas l'image d'une démocratie vivante, moderne et
utile ?


La République de la Liberté, de l'Egalité et de la Fraternité

Qu'avons-nous fait de la « Liberté » ?
Quant les droits des citoyens sont minimisés ou rationalisés par des
lois de plus en plus indigestes et contraignantes.
Quant les citoyens sont considérés comme des criminels par une
justice qui donnent des signes de faiblesse par manque de crédits
suffisants.
Quant les actions citoyennes visant à protéger les plus faibles ou à
lutter contre les risques agricoles ou industriels, sont considérées
comme des délits.
Quant on laisse nos détenus croupir dans des prisons sans nom qui
font la honte du pays dit des droits de l'homme.

Qu'avons-nous fait de « l'Egalité » ?
Quant la parité entre les femmes et les hommes peine à s'appliquer à
tous les échelons.
Quant l'origine sociale ne permet pas à tous les enfants de disposer
des mêmes chances d'insertion dans la vie active.
Quant sa croyance religieuse attise la défiance ou la haine de
certains.
Quant sa différence sexuelle n'est pas pleinement reconnue et
empêche de disposer des mêmes droits que les autres.

Qu'avons-nous fait de la « Fraternité » ?
Quant on réserve un triste sort à nos personnes âgées, à nos
handicapés, à nos exclus et à nos propres enfants.
Quant on tente de distinguer les citoyens entre eux en créant des
communautés ou des lobbies virtuels.
Quant on met un temps infini à reconnaître ses erreurs passées ou
que l'on tente de réécrire l'Histoire à notre propre avantage.


Un tournant décisif pour le Parti Socialiste

Ces élections seront aussi, je l'espère, une occasion unique pour
que le Parti Socialiste Français oriente définitivement sa politique
sur la voie de la social-démocratie telle qu'elle existe partout
ailleurs chez nos partenaires européens.

Je souhaite voir l'avènement d'un Parti Socialiste moderne,
réformateur, audacieux et pragmatique. Un Parti Socialiste disposant
d'orientations fermes et précises, débattues et tranchées par les
militants. Un Parti Socialiste ouvert aux débats et qui ne s'enferme
pas dans une opposition stérile ou des querelles internes. Un Parti
Socialiste dirigé par ses militants et à l'écoute des besoins et des
aspirations des français.

Pour convaincre les français : il faut passer au-dessus des dogmes
et lever tous les tabous. Il ne doit pas y avoir de sujets
interdits. Il faut construire un projet politique avec et pour les
citoyens. Le maître-mot d'un Parti Socialiste utile est : PROXIMITE.


2007 : l'espoir

Quant j'imagine cette nouvelle France et cette nouvelle République,
c'est l'espoir de vivre demain dans une société apaisée et
réconciliée. Une société qui ressemble à ses citoyens, qui les
écoute et qui les respecte.

Pour incarner et mettre en ?uvre cette nouvelle société, je veux un
grand Président pour la France et pour les français.

Je ne suis pas adepte des « guides » ou autres « chefs spirituels ».
J'opte pour un Président responsable et citoyen. Un Président qui
s'élève réellement au-dessus des partis pour mener les grands
chantiers nécessaires à notre pays. Un Président pragmatique et
soucieux des réalités économiques. Un Président qui prépare la
France à affronter la mondialisation sans que celle-ci ne nous
détruise.

Aujourd'hui, pour accomplir ce destin un nom s'impose à mes
yeux : Dominique Strauss-Khan.

Je suis convaincu que Dominique Strauss-Khan incarne une nouvelle
génération de femmes et d'hommes politiques qui ont le courage de
dire la vérité aux français. Car l'action passe aussi par un devoir
de vérité.

Si les militants socialistes et les français le décident, Dominique
Strauss-Khan sera ? je n'en doute pas - un Président utile, honnête
et responsable.

Le 16 novembre prochain au-delà du candidat socialiste, les
militants devront garder à l'esprit qu'ils désigneront peut-être le
prochain Chef de l'Etat. Celui qui devra rassembler au-delà des
seuls socialistes au printemps 2007. Un choix important qui ne
laisse pas de place au fantasme de la « République des sondages ».

Régis Sada


Régis Sada

Militant et membre du Bureau PS de Puteaux
Membre de Réformisme & Rénovation (les Socialistes Libéraux)" 
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Dimanche 27 août 2006

Publié dans : désignation candidat PS 2006

Je suis allé le voir à Lyon ; il y a longtemps que je ne m'étais senti aussi en accord avec un socialiste !
discours balancé : pas de pb avec le marché mais pas de pb non plus avec la régulation quelques idées nouvelles à creuser. Vraiment il pèse son poids ! (cela dit avec humour bien sûr)
une salle pleine avec presque moitié de jeunes... (et pas des jeunes de 40 ans ! des vrais : 20 à 30 ans, enthuosiastes etc...)

    Il me parait que DSK est le mieux à même de pouvoir amorcer un debut de modernisation de notre parti.Ne soyez pas trop severes avec lui lorsqu'il semble renier ses convictions de centre gauche (en evoquant,entre autres choses,les nationalisations temporaires),il sait tres bien que le parti se gagne egalement sur sa gauche et qu'il faut parfois temporiser le temps d'une election interne.Il faut juger DSK sur ses actes....c'est lui qui fait regulierement la tournée des differents think thank dont le but est de refonder la social democratie europeenne,lui qui est capable de se faire applaudir aussi bien chez Policy Network (groupe de reflexion blairiste si il en est animé par Peter Mandelson) que chez nos amis suedois ou danois qui sont une reference en matiere de social democratie (avec leur fameuse flexisecurite qui doit etre l'une de nos inspirations majeurs en tant que socialistes "pragmatiques").

DSK est en situation (avec d'autres) d'être candidat à la candidature et ce ne serait pas une candidature "pour la gloire" ou pour faire avancer des idées mais bien pour gouverner la France. D'où son discours actuel, destiné à rassembler la gauche et qui par moment peut paraître ambigü.
Or DSK est parmi les présidentiables, celui dont les idées se rapprochent le + des nôtres.
Quand on connaîtra mieux celles de Ségolène, on verra.

Ne nous y trompons pas...le candidat de la social democratie moderne,c'est bien DSK.

C'est pourquoi
je me suis inscrit comme soutien à DSK.

Bien entendu cela n'engage personne d'autre ; je n'ai pas l'intention de mettre pour cela mon drapeau R2 dans la poche.
Il se trouve simplement que parmi ceux qui sont susceptibles d'être candidats c'est celui que je pense le + apte.



Plusieurs membres de R2, en leur nom.
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Dimanche 27 août 2006

Publié dans : désignation candidat PS 2006
Bonsoir à tous,

Le tout sauf Ségolène ne passera pas par moi ;-)

Ségolène a déjà esquissé un programme consistant (site Internet; 
livre à venir; discours-débat en sections; entretiens presse> relisez 
les Echos, Le Monde; tribunes; émissions diverses).
L'esprit de ce programme, appuyé sur le projet, a été et est toujours 
celui de la rénovation réformiste.

Bien au-delà de ce que fut la tiédeur consensuelle de DSK, elle 
propose la vison moderne d'un socialisme ouvert sur l'Europe et le 
monde.
Appelant à un inventaire constructif du blairisme (et oui...), à un 
compromis inspiré de la social-démocratie du Nord de l'Europe, elle a 
boulversé le logiciel socialiste en mettant en avant le rôle de la 
société civile, des corps intermédiaires, de la responsabilité 
individuelle et collective.
Qu'il s'agisse de la croissance fondée sur l'innovation et 
l'investissement, des nouvelles sécurités professionnelles et 
sociales, de la souveraineté partagée ou de la refondation du pacte 
républicain, elle apporte à la fois une philosophie et des 
dispositifs nouveaux.
C'est une socialiste "pragmatique" qui a abandonné l'idéologie pour 
partir des succès de sa gestion de terrain (et oui...).

Attention aux mauvais procès et à l'usage de l'invective gratuite(cf 
Cambadélis). Les effets de mode ne sont pas toujours ceux que l'on 
croit...

La politique est affaire d'incarnation et de désir.
Ce n'est pas un jeu d'idées maniées "hors sol", ni un 
concours de maîtrise intellectuelle.

Quant au ralliement de Montebourg, il se fait au nom de la rénovation 
et du renouvellement. Nous partagions d'ailleurs cet esprit avec la 
motion 5 (tout en nous opposant sur les outils de régulation 
économique). Ce n'est pas en soi un scandale puisque cela préfigure 
la synthèse qui devra se construire d'une manière ou d'une autre 
autour de notre candidat(e).

JF PASCAL


Chers camarades
 
Le tout sauf Ségolène Royal ne passera pas par moi non plus.
 
Lors de son voyage en Chili, certains ont pressenti chez Ségolène ROYAL, une candidate potentielle sérieuse. Jean-Marie BOCKEL faisait partie de ceux-là, il s'en était exprimé auprès de jeunes étudiants de Dauphine (nous étions quelques uns de R2, qui faisait ces premiers pas). Il m'avait convaincu.  
 
Comme beaucoup de sympathisants du réseau R2, j'ai été largement enthousiasmé par les propos de Ségolène ROYAL sur le blairisme.
Par la suite certains d'entre nous ont fait la fine bouche sur ces propos sécuritaires, d'autres comme moi ont applaudis des deux mains.
Depuis cette époque, je n'ai pas trop décroché, au point que j'ai adhéré au comité local de Désirs d'Avenir, tant j'ai vu dans ce projet politique au sein du PS une réelle générosité et une aventure politique nouvelle.
J'ai soutenu la candidate aux législatives qui était désirs d'avenir, contre celle qui était SD, bien m'en a pris : je suis pressenti comme directeur de campagne.
J'ai rencontré parmi les militants adhérents de désirs d'avenir ; nombres de personnes qui recouvrent une sensibilité politique proche de celle de socialistes libéraux que nous sommes.
 
Et puis est tombé, il y a quelques jours maintenant le raliemment d'Arnaud Montebourg. J'étais à la fois ravi, car au sein du PS le bonhomme a su dire ses vérités et teriblement inquiet car j'ai le goût amer du NON au TCE, qui me revenait en bouche.
 
J'avoue que je me suis retranché dans une position d'attente car j'espérais secrétement un rejet du camp de Ségolène Royal, tout en me disant que cette rupture sonnerai sans doute le glas de la popularité de le reine des sondages. Mais de toute façon je pensais que cette alliance contre nature à mon goût conduirait elle aussi à un échec rapide.
Rien de tout cela ne s'est produit et c'est très bien.
 
Au contraire je suis heureux de voir comment ces deux là ont su fusionner leur projet. Procédant d'une même démarche, avec une envie sans doute semblable de réaliser et d'aboutir à un socialisme de vérité. 
J'avoue que je me suis sans doute un peu trompé sur Arnaud Montebourg, dont les propos des dernières interviews m'ont enchanté.
J'ai bien l'impression que le projet socialiste prend un peu plus d'ampleur avec ce nouvel arrivant. Je me souviens qu'à la différence d'autres membres du PS, il n'a pas fait campagne contre la démocratie du PS, et que l'expression de son NON s'est limité à la campagne interne, je me souviens aussi de son manque d'enthousiasme à ralier la motion majoritaire et son vote blanc sur le projet des socialistes. 
 
Bien sur que je suis toujours dans l'attente de savoir ce qu'il restera des idées libérales, mais je sais déjà que Ségolène et lui  sont bien décidés à envisager la politique du PS, sans un certain nombre de dogmes qui nous encombrent. Alors je me dis qu'il faut y aller et croire en ceux là.
 
Jean-Louis LE BERRE
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Dimanche 27 août 2006

Publié dans : désignation candidat PS 2006
Bonjour à tous,

Je constate avec fierté que le « laboratoire » socialiste-libéral
marche très bien.

Bravo et merci à celles et ceux qui ont eu le « courage »
d'affronter la masse socialiste rochelaise.

Revenons à notre débat interne :

1/ J'ai aimé le discours de François Hollande en clôture de La
Rochelle. Je suis surpris de constater des écarts entre les mots
prononcés et la réalité du fonctionnement interne du PS.

2/ L'attitude de Ségolène Royal ne me surprend pas, ayant toujours
jugé son discours très insuffisant. Faire un état des lieux des problèmes
c'est bien, proposer des solutions aux français c'est mieux. Elle
met clairement ses lacunes en avant et son aura, en dehors du
cénacle socialiste, commence à donner des signes de faiblesse.

3/ Arnaud Montebourg est fidèle à lui-même et à l'image de cette
génération « montante » qui demande sa part du gâteau. Les
maquereaux, pardon, les « éléphants » prenant la direction du
cimetière, il entend goûter au pouvoir même si cette idée est
horrifiante selon ses dires. Il conforte l'image de cette classe
politique élitiste, propre et amidonnée, qui aime les ors de la
République plus que l'odeur du cambouis. Le PS ne lui a jamais fait
de cadeau, ses potes l'ont largué, il entend donc se démarquer une
nouvelle fois.

4/ Je n'ai pas encore « choisi » mon élu…et en attendant que le
Conclave Socialiste fasse sortir la fumée blanche en novembre, ma
préférence va vers Jack Lang…juste pour ne pas faire comme les
autres !

5 de der/ Je suis de plus en plus convaincu d'être un VRAI
socialiste-libéral et de ne pas usurper l'étiquette « GAUCHE ». Je
reste humble sur les échéances qui nous attendent et espère que les
français auront enfin en 2007 une classe politique qui mérite
l'honneur et le respect. Dans tous les cas au PS, pour moi, nous
avons un bon coup de KARCHER à passer !

Amitiés,

Régis Sada
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Dimanche 27 août 2006

Publié dans : désignation candidat PS 2006
Ségolène Royal ou l'alternance symbolique

L'alternance est le gage du bon fonctionnement d'une démocratie. Elle 
n'est pas uniquement le produit du pluralisme des partis, elle est 
aussi la conséquence de dispositions constitutionnelles. La France en 
a connu un certain nombre depuis 1981.
L’usure du pouvoir y a été grande et le mécontentement répété aura 
conduit les électeurs à sortir les sortants. L’alternance a des 
vertus mais son rythme révèle que les transformations sociales 
attendues n’ont pas été au rendez-vous. Le discours, souvent 
idéologique et plein de promesses, n’aura pas tenu ses engagements de 
parole.

Pire, en 2002 les électeurs se sont massivement rabattus sur 
l'extrême gauche ou sur le candidat d'extrême droite. Les candidats 
des partis de gouvernement, PS et UMP, n’ont obtenu que 25% des 
inscrits lors du premier tour de cette élection présidentielle. 
Ainsi, des partis et des candidats qui n'aspirent pas à l'alternance 
réelle ont réuni les trois quarts des suffrages. Un chiffre qui ne 
doit pas seulement faire réfléchir mais qui doit surtout faire agir.

Une autre forme d'alternance est possible. L’alternance symbolique 
qui ne se joue pas entre la droite et la gauche mais à l'intérieur 
des partis eux-mêmes. Et cela à différents niveaux: renouvellement 
des idées mais aussi renouvellement des hommes des femmes, 
singulièrement des générations. Ce type d'aggiornamento est 
indispensable pour être au plus proche des demandes et des exigences, 
sans cesse renouvelées, de nos sociétés. Etre en prise sur le monde 
d’aujourd’hui implique un changement de style du politique. Il doit 
accepter qu’une certaine rhétorique ait vécu et que chacun attende 
aujourd’hui des faits et des résultats, loin des postures.

Une telle alternance est aussi symbolique, car tout en étant rupture, 
elle est continuité. Rupture avec une certaine parole et un certain 
nombre de pratiques dépassées, mais continuité dans l'esprit et dans 
les valeurs, même si c’est sous d'autres formes. Suivons ici Jean 
Jaurès, "C'est en allant vers la mer que le fleuve reste fidèle à sa 
source".

Qu'est-ce que le Président dans notre Ve République? Selon la formule 
bien connue de De Gaulle, ce doit être la rencontre entre un homme et 
un peuple. Aujourd'hui, les Français ne croiraient plus à un homme 
providentiel. Reste qu'un présidentiable ne gagne pas ses galons au 
nombre de propositions concrètes, de dispositions techniques, qu'il 
additionne.
Le secret d’un futur président réside dans sa capacité à impulser un 
souffle. Le souffle est la possibilité de transformer, de tracer un 
chemin, de faire surgir l'espoir que demain peut être meilleur 
qu'aujourd'hui. Pas le grand soir, mais la capacité de transformer le 
réel, d’écrire à un moment donné l'Histoire, en acceptant toutes les 
contraintes pour créer tous les possibles. C’est encore donner à 
chacun, et à tout un peuple, l'espoir de l'action, l’espoir d'aller 
de l'avant sans regret mais dans le respect de son essence. Une telle 
force emporte et appelle chacun à travailler au futur commun. Un tel 
destin se forge dans le silence et l'obscurité des viscères de la 
terre, là où l'union du cuivre et de l'étain forme l'airain.

Depuis plusieurs mois déjà, Ségolène Royal occupe la crête des 
sondages. Certes, aucun sondage n'a jamais fait un Président. Mais 
l’actuel écart entre Ségolène Royal et ses poursuivants fait 
symptôme. Il nous révèle en écho ce qu’attendent les Français.
Ségolène Royal représenterait-elle l’alternance symbolique 
susceptible d’être la promesse du renouvellement et du changement 
tant attendus?
Elle incarne sans conteste le terrain et le concret. Loin des 
discours et des postures, qui ne produisent que du bruit, elle paraît 
affronter les problèmes qui préoccupent nos concitoyens. Non pas du 
point de vue des hauteurs ensoleillées, dans l'air frais et pur de la 
distance esthétique, mais au contact des réalités.
Les Français se rendent bien compte que leurs problèmes ne peuvent 
pas tous être résolus du jour au lendemain. Toutefois, ils savent 
aussi que si les hommes politiques ne vont pas sur le terrain pour 
voir et résoudre les problèmes là où ils sont, ils ne le seront jamais.
L’heure d’une politique incarnée est venue.
Ce qui signifie qu’on ne peut dissocier un projet de celui ou celle 
qui le porte. Les idées ne sont pas de pures entités abstraites, 
elles sont d’abord un corps à l’oeuvre. Comme telles, et seulement 
dans leur incarnation, elles peuvent emporter ou séduire. Il n’y a 
pas d’abord un projet puis une personne : le projet est la personne, 
la personne est le projet. La manière dont prends corps le discours, 
sa façon de résonner plus ou moins consciemment, sont décisives. 
Ainsi les Français attendent aujourd’hui une voix qui soit le point 
d’équilibre entre le changement et la continuité, les risques de la 
mutation et les sécurités de la tradition.
A l’échelle de la pratique politique, l’incarnation nécessaire se lit 
dans un socialisme pragmatique qui prend ses solutions là où 
concrètement « ça marche ». Le « parler de gauche » ne suffit plus. 
Tant mieux. De plus en plus compteront les seuls actes et résultats, 
c'est-à-dire la transformation concrète de la société, le progrès et 
la justice sociale réalisés par petits pas.
La démocratie participative, tant défendue par la candidate 
potentielle, n'est pas uniquement une délégation de pouvoir, c'est 
aussi une façon de gouverner. Trouver des solutions adaptées à chaque 
situation, à partir des enseignements de l’expérience, et non pas en 
catapultant d'en haut des solutions toutes faites et impuissantes. 
L’heure est venue pour une action éloignée de tout dogmatisme et des 
idées reçues, pragmatique et adaptée à chaque situation.

Ségolène Royal incarnerait-elle un nouveau mode d’action publique, 
une nouvelle façon de faire vivre la puissance étatique?
A elle de le démontrer jusqu’au bout.
A ses concurrents de changer le dire et le faire, à son exemple, pour 
mener le parti socialiste sur les chemins de la rénovation et du 
pouvoir.
Les Français suivront celui ou celle qui incarnera au mieux cette 
politique de mouvement et d’actes, la seule qui aujourd’hui nous 
donne à désirer.
Alors le futur sera prometteur d'avenir et c'est cela dont la France 
a vraiment besoin.


Maurizio Rofrano, étudiant, militant socialiste
Jean-François Pascal, conseiller politique, Délégué National à la 
lutte contre les discriminations
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