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campagne présidentielle avec SR

Vendredi 27 avril 5 27 /04 /Avr 00:17

Publié dans : campagne présidentielle avec SR
L’appel au centre


Les résultats du premier tour de l’élection présidentielle placent le
centre devant ses responsabilités. Une troisième force est née. Si
elle souhaite faire vivre notre démocratie, elle ne peut se contenter
de revendiquer sa liberté.

S’affranchir de l’Etat UMP a certes constitué un premier pas décisif.
François Bayrou doit aller au bout de cette démarche : ne plus
mécaniquement faire alliance avec la droite. Le cordon ombilical est
coupé, l’âge adulte est là.

Au-delà de son autonomie, désormais conquise et reconnue, le centre
doit s’engager dans une démarche constructive. Nous attendons qu’il
apporte sa pierre à la politique de réformes dont notre pays a tant
besoin.


Cet engagement du centre doit se faire sur des valeurs et des
projets. Après s’être vivement démarqué de la rupture Sarkozyste,
après avoir dénoncé une France brutale prête à toutes les divisions,
François Bayrou peut aujourd’hui faire le choix d’un changement
apaisé et d’une France solidaire.


Ce choix a pour nom Ségolène Royal.

Le nouveau centre a vocation à travailler avec la nouvelle gauche !

Ouvrons les yeux : Ségolène Royal n’est pas la gardienne du temple
d’un socialisme de jadis. Elle refuse la rhétorique idéologique, elle
rompt avec le tout-Etat, avec la culture de la dépense et de la
redistribution irresponsable. Elle propose, au contraire, une
synthèse entre le réalisme économique, la crédibilité budgétaire et
l’ambition sociale, le volontarisme public. Une synthèse entre les
libertés et les solidarités.

Voilà le chemin d’une France réconciliée, d’un changement partagé !


Sans rien céder sur ses valeurs, sur son autonomie, le nouveau centre
à vocation à travailler avec cette gauche nouvelle, moderne et
efficace, qui ne renonce pas, qui ne cède ni sur ses ambitions ni sur
son réalisme.

Tous les centristes qui souhaitent libérer les énergies, garantir les
solidarités, défendre la justice et porter l’ambition européenne,
trouveront dans le pacte présidentiel un écho à leur engagement.

Les conditions sont  réunies, non pour une nouvelle allégeance, mais
pour un partenariat critique, respectueux des différences comme des
convergences.


Aujourd’hui, nous avons en partage un discours de vérité et de
responsabilité conciliant l’efficacité économique et la justice
sociale, la mise en mouvement de la société et des territoires ainsi
que la rénovation démocratique.

Oui, Ségolène Royal porte l’exigence d’une politique par la preuve,
attentive aux résultats, à ce qui marche et à ce qui répond
effectivement aux besoins des Français.

Oui, elle défend le projet d’une économie de marché solidaire fondée
sur une croissance durable et innovante, sur la vitalité
d’entreprises responsabilisées, sur une politique de l’emploi
conciliant fluidité et sécurité, sur de fortes incitations favorables
à l’augmentation des salaires et à la résorption de la précarité.

Promotion de la solidarité sociale et territoriale, lutte pour
l’égalité réelle : l’ambition sociale de la gauche rejoint celle du
centre progressiste.

Oui, Ségolène Royal souhaite mettre en mouvement la société et les
territoires. Réformer l’Etat, le responsabiliser et l’évaluer, afin
notamment de garantir et rénover les services publics. Mais aussi
décentraliser, afin d’améliorer l’action publique en rapprochant et
responsabilisant acteurs et usagers. De nombreuses gauches
européennes, appuyées sur un centre démocrate et social, ont accompli
ces réformes dans l’intérêt de tous.

Oui, Ségolène Royale porte l’espoir d’une souveraineté partagée,
d’une rénovation de la démocratie sociale, économique et politique.
Syndicalisme rénové, participation des salariés, généralisation des
accords contractuels, reconnaissance accrue du rôle du Parlement,
plus juste représentation de la société française, nouveaux outils et
droits conférés aux citoyens : voilà des leviers partagés pour donner
à notre démocratie toute sa vitalité.

Enfin, l’ordre juste de Ségolène Royal refonde notre pacte social.
Responsabilisation, refus de l’assistanat et de la victimisation,
échange des droits et des devoirs, nouvelles sécurités, République
unie dans sa diversité, France plurielle, ouverture à l’Europe et au
monde : autant de valeurs et d’outils garants de la cohésion sociale
et nationale.

Autour du pacte présidentiel et de sa candidate, une large coalition
doit se construire. Unis nous assurerons notre succès le 6 mai et
nous proposerons aux Français une majorité présidentielle capable de
réformes efficaces et partagées.

Camarades centristes, encore un effort pour être révolutionnaires :
soyez réformistes avec nous !


Jean-Francois PASCAL

Délégué National du Parti Socialiste
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Dimanche 11 mars 7 11 /03 /Mars 18:59

Publié dans : campagne présidentielle avec SR

Il y a un vrai paradoxe dans la situation actuelle autour de M Bayrou.

L'engouement qu'il suscite répond à une vraie demande de pacification de la vie politique pour mener des réformes de fond car l'illusion chirac-sarkozy commence à rendre les français moins aveugles. La réforme est enfin une idée admise si elle est débattue, validée autour de choix clairs publics et menes dans le sens de la répartition des efforts.
Enfin !!!

De même, le discours de débauche de dépenses et de conservatisme social qui vient encore d'une fraction de la gauche décourage ceux qui à gauche ou même de centre droit/gauche aspirent à une pratique politique moderne, efficace, moins idéologique. Ségoléne y répond peu à peu mais le pari sur l'intelligence est une course de fond alors que le sprint va commencer.


Alors, dans ce contexte Bayrou l'opprimé des médias, l'isolé, le provincial anti-système qui représenterait l'homo politicus d'un nouveau genre, est :
1/ adulé par les médias sans que l'intéressé  qui dénonçait les télés comme pas deux n'y trouve à  redire ;
2/ dispensé d'expliciter son programme, au delà de ses un slogans ;
3/ dispensé de rendre des comptes sur son action ministérielle ;
4/ dispensé d'expliquer comment il peut gouverner depuis au moins 1975 d'abord avec le RPR  puis avec l'Ump et prétendre s'en détacher à 18 mois de la présidentielle alors que les différends sont ambigues, flous et toujours au final assez marginauxà l'exception de l'Europe;
5/ dispensé d'expliquer comment il gouvernera puisqu'il parait, selon le même Bayrou, que DSK a répondu à une question que Bayrou ne lui avait pas posé !!!.

Tout cela a un mot qui résume la stratégie de Bayrou : le POPULISME.
Je ne vois pas dans l'attitude de Bayrou depuis 3 semaines d'attitude de rassemblement. Je vois un personnage tout fier d'avoir trompé son monde en arrivant par là on on ne l'attendait pas.
Bravo pour l'habileté et aprés on fait quoi ???
Mr Bayrou ressemble à un enfant qui souffrirait de ne pas être pris en compte et qui préfére tout casser pour mieux se faire remarquer.
Bref, un nouveau 22 avril en ligne de mire.
Nous avons perdu 12 ans avec Chirac, faudra t-il en perdre 5 avec Mr Bayrou ?
Le Pen applaudit le scénariste Béarnais.


Dommage que Bayrou s'assoie ainsi sur une vraie espérance. Je suis sidéré que Bayrou ne parle pas d'europe à "j'ai une question à vous poser" .. C'était sa véritable originalité, le socle de ce qu'il pouvait représenter avant d'élargir par les jeux des 2 centres droit:gauche. Au lieu de cela, il sert un programme à 90% proche de celui de ségolène, et tient un discours qui tient davantage de la protestation que de la proposition et de la construction.

Il faut plutôt renforcer l'aile moderniste du PS et structurer autour de nous en assumant une alliance des verts au centre. DSK et Bockel ont donné les bonnes réponses : le changement c'est Ségolène qui le porte et si M Bayrou croit vraiment ce qu'il dit, il doit nous aider à consolider l'aile moderniste du PS et y prendre toute sa place plutôt que de jouer avec le feu au risque de tendre la perche aux extrêmes. Cela passe par la victoire de ségolène et la mise en orbite de cette stratégie partiellement aux législatives 2007 -qd cela sera possible-  et réellement aux municipales.

Philippe

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Samedi 10 mars 6 10 /03 /Mars 14:50

Publié dans : campagne présidentielle avec SR
Entretien avec Dominique Strauss-Kahn
Strauss-Kahn invite Bayrou à se prononcer contre Sarkozy
LE MONDE  09.03.07


Lorsque François Bayrou a fait de vous un premier ministre potentiel de sa majorité, vous avez laissé dire… Pourquoi ? 

Cette question ne se posera pas. Je suis un homme de gauche et l'union nationale, telle que la propose François Bayrou, ferait avant tout l'affaire des extrêmes. La France a besoin d'une majorité de gauche. Pour autant, je trouve que l'on est à la fois trop indulgent par rapport au flou du projet de François Bayrou et parfois trop excessif par rapport à sa démarche.


C'est certes un homme de droite, mais il a donné des signes de rupture par rapport à Jacques Chirac et Nicolas Sarkozy. Est-ce que ces signes de rupture en font une solution pour la France ? Je ne le crois pas : en mettant sur le même plan le PS et l'UMP, il est injuste sur le passé et inopérant pour l'avenir. Est-ce que cela en fait le meilleur candidat pour battre Nicolas Sarkozy ? Je ne le crois pas davantage. Il ne peut ni ne veut rassembler l'ensemble de la gauche, or c'est nécessaire pour battre Nicolas Sarkozy.

Ségolène Royal, parce qu'elle n'est pas centriste mais occupe une position centrale, est la mieux placée pour rassembler. François Bayrou devra finir par se déterminer. S'il va jusqu'au bout de sa logique – et je l'y encourage ! –, il se prononcera contre l'alliance avec Nicolas Sarkozy au second tour. Cela fera une belle majorité pour battre Sarkozy et pour changer la France.

Vous suggérez au candidat centriste de rallier Mme Royal ?

Ségolène Royal l'a dit : tous ceux qui rejoindront le "pacte présidentiel" auront vocation à rejoindre le gouvernement et la majorité présidentielle.

Le candidat centriste est donc compatible avec la gauche ?

La ligne de François Bayrou n'est pas une solution, c'est une illusion. Sa progression dans les sondages est la manifestation la plus repérable de l'exaspération des Français devant l'absence de vrais débats sur leurs vrais problèmes. Je les comprends. Remettons les solutions – notamment économiques et sociales – au cœur de la campagne présidentielle : nous verrons si François Bayrou partage les nôtres et, j'en suis sûr, nous l'emporterons.

Vous faites une ouverture à l'électorat centriste ?

Il n'y a pas d'ouverture à faire. Il y a à montrer que la gauche que Ségolène Royal veut incarner, et moi aussi, offre un nouveau visage. J'ai plaidé pour une gauche social-démocrate. Je pense toujours que la solution est là.

La progression de M. Bayrou dans les sondages signifie-t-elle que le clivage droite-gauche a du mal à s'installer ?

La succession des alternances et les difficultés de la société française ont érodé les différences manichéennes qui existaient jusqu'en 1981. C'est plutôt une bonne chose. Pour autant, je continue de penser que les différences entre la droite et la gauche structurent notre pays. Qui ne voit aujourd'hui qu'il y a deux manières de faire évoluer la société française dans la mondialisation. La gauche moderne que représente Ségolène Royal, et que je défends, vise à concilier une nouvelle vision de la création de richesse et de la réduction des inégalités.

Cette campagne est beaucoup trop remplie d'anecdotes. Les Français sont dessaisis des débats. Nicolas Sarkozy organise le brouillage, en citant Jaurès et Blum, et se fait le champion du travail, "travailler plus pour gagner plus". Or, il a été rappelé mille fois que ce ne sont pas les salariés qui décident des heures supplémentaires, et que ça n'apporte aucune solution aux salariés en temps partiel subi. C'est une approche très différente, sur le pouvoir d'achat, de celle que propose la gauche avec l'ouverture d'une grande négociation avec les partenaires sociaux qui traite de la hausse du smic et de la revalorisation des petites retraites mais aussi de toute la revalorisation des carrières professionnelles…

Sur la question fiscale, Nicolas Sarkozy dit qu'il faut baisser de 4 % les prélèvements obligatoires alors que chacun sait très bien que le problème central du pays, c'est celui de la dette, sur laquelle Ségolène Royal a mis l'accent, et que cela impose de stabiliser les prélèvements obligatoires. Dire, comme le fait Nicolas Sarkozy, qu'on veut faire passer le bouclier fiscal à 50 % revient en fait à supprimer l'ISF. Dans ces conditions, qu'il le dise clairement ! Que le débat commence enfin sur les objectifs, les priorités, les solutions, les modalités… sous le regard des Français.

Quelle relance faut-il pour l'Europe ?

Il faut absolument que l'ensemble de la mécanique reparte. Le cadre principal doit être celui de l'entente étroite entre Français et Allemands. Il faut reprendre l'inspiration du traité de l'Elysée de 1963 et, avec un nouveau pacte, aller loin dans l'intégration franco-allemande, en dégageant une vision commune sur les frontières, l'économie et le social, le militaire et le diplomatique et l'environnement et l'énergie.

Avec la présidence allemande en 2007, la présidence française en 2008 et les élections européennes en 2009, la fenêtre est étroite, mais elle existe. Pour le reste, il faut écarter le "mini-traité" version Sarkozy parce qu'il manque d'ambition et heurte les dix-huit pays qui ont dit oui à la Constitution européenne. Nous n'avons pas besoin d'un traité "moins". Nous avons besoin d'un traité "plus", qui réponde aux attentes sur le social, l'environnement, la gouvernance économique, de ceux qui sont inquiets d'une Europe trop libérale.

Ce nouveau traité doit-il être soumis à un référendum ?

S'il n'est qu'un règlement intérieur de fonctionnement de l'Union, sous la pression des eurosceptiques, des Britanniques, des Polonais, des Tchèques auxquels Nicolas Sarkozy prête la main avec son mini-traité, il peut passer par la voie parlementaire. Si c'est le traité "plus", le parallélisme des formes impose un référendum mais, dans ce cas, il sera, j'en suis sûr, adopté.

La présence de l'Etat dans le capital d'EADS est-elle nécessaire ?

Oui. La spécificité d'EADS, c'est qu'il s'agit de la première entreprise créée de façon binationale – avec des actifs français et allemands – et avec une organisation bicéphale. La participation de l'Etat français a été un élément de discussion au départ, mais ce n'est plus une difficulté aujourd'hui. En revanche, l'organisation bicéphale, qui était indispensable pour créer EADS, n'était pas destinée à durer : il aurait fallu la faire évoluer. Je me souviens que dès 2002, j'avais rencontré le président de Daimler pour voir avec lui les modalités possibles d'évolution. Le décès de Jean-Luc Lagardère – qui appuyait cette démarche – a interrompu le processus. Il aurait fallu depuis bouger sur cette question. En cinq ans, le gouvernement n'a rien fait.

Cette gouvernance bicéphale, il faut y mettre fin ?

Oui. Bien des solutions peuvent être imaginées, comme une présidence à tour de rôle. Mais, pour pouvoir être adoptées, il faut recréer de la confiance.

Mais vous êtes d'accord avec la demande de Ségolène Royal d'une recapitalisation par les Etats et d'une participation des régions ?

Pourquoi pas ! Même si nous ne sommes pas dans le cas d'Alstom, et si la recapitalisation n'est pas le problème principal d'Airbus, elle peut être utile. Airbus connaît d'abord des difficultés d'organisation. Il y aurait beaucoup à gagner à discuter avec les organisations syndicales, sans oublier les sous-traitants, pour remettre à plat le plan Power 8. C'est un grand gâchis d'avoir construit ce plan sans les avoir suffisamment consultées.


Propos recueillis par Arnaud Leparmentier et Isabelle Mandraud
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Lundi 19 février 1 19 /02 /Fév 15:52

Publié dans : campagne présidentielle avec SR
Ce soir,lundi, à 20h50, Ségolène Royal sera l'invitée de l'émission : "J'ai une question à vous poser" sur TF1. Cette émission est surement un des moments clé de la campagne.


Ce passage à une heure de grande écoute représente une occasion privilégiée pour elle de parler directement aux Français
.

Il y a un risque à ce type d'émission, qui est de se perdre dans le détail et d'oublier les grands enjeux. Et l'absence de contradiction par un journaliste peut faire de cette soirée un exercice de forme plus que de fond... (cependant, comme le souligne le bloggeur Jules, la présence de journalistes politiques n'est pas une garantie de répartie constructive)

Comment peut-elle rebondir ? Il y a deux messages clairs à faire passer :

- crédibilité et compétence :

C'est l'occasion de rassurer les électeurs sur ses compétences, sentiment qui s'est insidieusement mais profondément imposé qu'elle était légère, mal organisée, notamment chez les classes populaires, ou chez des gens peu politisés. Il s'agira là de savoir répondre, d'afficher un positionnement, plus que sur le fond des propositions. Les craintes que les impôts allaient augmenter, que ce catalogue de propositions était d'ordre catégoriel et ne serait pas tenu doit être combattu.
C'est l'occasion ce soir de faire connaitre les propositions phares, très souvent mal connues, de les hiérarchiser et les crédibiliser : annoncer de grands principes de financement, et bientôt un calendrier de mise en oeuvre. La question des retraites viendra sur le tapis.

- réalisme et modernisation de la pensée du PS :
alors qu'elle rassemble largement sur sa gauche, elle devra reconquérir un électorat centriste, plus élitiste souvent, qui doute. En plus d'affirmer sa crédibilité, et les propositions, quelques grands principes de réforme, sur la dette, sur une démocratie plus parlementaire, sur l' économie de la connaissance, sur la réforme de l'Etat, devront être mis en avant.

Il faut se poser en alternative crédible et forte à Nicolas Sarkozy. Montrer qu'il y a un projet ambitieux et réaliste, et qu'elle peut l'incarner avec son équipe, et ceux qui la soutiennent dans le parti et ailleurs. Sans se positionner constamment face à l'ump, elle devra montrer que les choix de société sont différents, sans carricaturer pour autant.

Les critiques du projet sarkozyste dans ses contradictions et ses dangers par les différents candidats, ses propres erreurs , l'usure d'une certaine euphorie pendant laquelle on parle peu du fond ferront probablement diminuer le score du ministre de l'intérieur à partir du moment ou les alternatives solides seront reconnues. 




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Lundi 12 février 1 12 /02 /Fév 20:58

Publié dans : campagne présidentielle avec SR
Que retenir du discours de Ségolène Royal hier ?
Les commentaires sont nombreux. Certains n'ont pas lu le discours, et commentent les commentaires, sans voir les nouveautés des orientations.

Ce fut un discours à plusieurs partitions et plusieurs voix, mêlant notamment le socialisme tendance libérale et social-démocrate, la mise en mouvement de la société et les régulations souples, et le socialisme de la puissance publique, contraignante et interventionniste.
Le projet du parti est toujours là, mais réorienté et enrichi par les propositions originales de la campagne interne, des débats participatifs, des divers travaux.


Nous avions des réserves à propos du projet socialiste. Le programme hier présenté nous convient mieux. Ainsi, nous nous félicitons des principes mieux affirmés :

-de la claire prise en compte de la contrainte de la dette
-de l'absence de hausse de la pression fiscale
-de la volonté de réconcilier les Français avec l'entreprise
-de l'ambition de réformer l'Etat, notamment à travers la régionnalisation
-de la promotion d'un nouveau syndicalisme plus puissant et partenarial.


ou encore de quelques propositions nouvelles, dans le détail : maisons des parents, developpement du soutien aux personnes en situation de handicap, scolarisation dès 3 ans, non cumul des mandats,co-developpement, le president de la commission des finances qui appartiendra à l'opposition, reforme du senat, suppression du 49-3


Zoom sur l’ouverture audacieuse consacrée à la dette, et les passages évoquant l’entreprise et  la production de richesses, la réforme de l’Etat et à la décentralisation.

L’esprit et presque la lettre de notre motion et de nos contributions :

« Pour surmonter ces crises, il faut une France Neuve. Voilà ce que vous m'avez dit. Et voilà ce que j'entends mettre en œuvre.
Comment augmenter les bas salaires si les entreprises ferment ? Comment augmenter les petites retraites si les déficits se creusent ? Comment augmenter l'effort pour l'éducation
et la santé lorsque la dette explose ? Telles sont les questions que vous m'avez posées. Mais vous m'avez dit aussi que chaque nouveau droit devait aller de pair avec des devoirs.
Et vous l'avez fait avec une franchise, une lucidité, une volonté de refuser les solutions toutes faites et les fausses promesses des marchands d'illusion, vous l'avez fait avec une
rigueur dont je dois vous dire qu'elles m'obligent. Et c'est pourquoi j'ai décidé de vous parler en premier de notre situation économique et, en particulier, du problème de la dette.
La dette publique est devenue insoutenable. Elle représente 64% du PIB et 18 000 euros par Français. Les intérêts qu'elle génère sont devenus à eux seuls la 2ème dépense du
budget de la Nation. Le déficit des comptes sociaux a triplé. La sécurité sociale est grevée par plus de 80 milliards de déficit cumulé. Notre appareil productif est affaibli. Notre
commerce extérieur affiche un déficit de 30 milliards d'euros. La production industrielle stagne et l'investissement productif des entreprises ne décolle pas. Voilà la France qu'ils
nous laissent. Voilà l'état des lieux au sortir de la période qui s'achève.

Et c'est à vous, c'est à moi, c'est à tous les Français qui, à partir d'aujourd'hui nous rejoindront, qu'il appartient de relever le pays.
Je suis convaincue, par exemple, qu'il faut changer, de toute urgence, notre façon même de concevoir la création de valeurs et de richesses. Je suis convaincue qu'un
développement durable repose aujourd'hui sur trois piliers (économique, social, environnemental) et que la défaillance d'un seul peut faire crouler le tout. Nous sommes la 5e
puissance économique mondiale. Mais nous devons ce rang au travail des Français qui conquièrent des marchés, innovent, prennent des risques et travaillent dur. Et je suis
convaincue que nous ne tiendrons durablement ce rang que si nous recréons notre capacité à mobiliser les compétences, à motiver les salariés et à créer, en fait, ce vrai dialogue
social qui reste, en France, si terriblement archaïque.

L'inventivité des entrepreneurs doit être, reconnue. Mais la dignité du travail doit être respectée et même remise à l'honneur. Avec cette reconnaissance et ce respect, nous réussirons comme l'ont fait ….. Voilà pourquoi je m'engage à tout faire pour que, si je suis élue, un nouvel essor soit donné à la démocratie sociale et au dialogue social constructif qui va avec. Et voilà pourquoi je m'engage, en même temps, à soutenir l'effort des entreprises innovantes et créatrices d'emplois. C'est ce que j'appelle les cercles vertueux.

Je le crois de toute mon âme : nous avons les moyens de relancer la croissance et la machine économique. Je veux réconcilier les Français avec l'entreprise pour sortir la France des
déficits et accomplir des progrès sociaux dont nous avons besoin.
J'en ai pris une claire conscience tout au long de ces semaines passées à écouter et observer : nous sommes un pays d'excellence technologique où pas un jour ne passe sans que
des hommes et des femmes se lancent pour donner corps à un projet créateur d'activité, de valeur et d'emploi. Eh bien, je suis reconnaissante à ces entrepreneurs du risque qu'ils prennent et qui permet de créer, chaque année, les emplois que la mondialisation financière déplace. Je sais gré à ces PME de moins de 250 salariés qui sont plus de 2 millions en France et qui sont nos premières créatrices d'emplois.
Et je m'engage aujourd'hui, devant vous, à tout faire pour soutenir leur effort et pour créer l'environnement dont elles ont besoin et qu'elles méritent.
Je m'engage aussi à faire de la recherche et de l'innovation une des priorités majeures de mon mandat. Je m'engage à augmenter le budget national de recherche-développement de 10 % par an. Sur les 65 milliards d'aide aux entreprises, seuls 5 % sont orientés vers la Recherche et l'innovation, je m'engage à porter cette part à 15%. Par des mesures fiscales, je m'engage à encourager les entreprises à innover et à faciliter, pour cela, leur accès aux financements bancaires. L'Etat soutiendra les pôles de compétitivité qui associent laboratoires et entreprises dans des réseaux d'excellence. Trop de régions attendent aujourd'hui une aide de l'Etat qui ne vient pas ! Eh bien l'Etat, si je suis élue, soutiendra les porteurs de projets, partout où ils se trouveront, en généralisant les Ateliers de la Création.
Je m'engage à ce que les entrepreneurs qui garantissent les emprunts de leur entreprise sur leur patrimoine propre soient sécurisés par un mécanisme de caution mutuelle.

Je veux aussi que l'école et l'entreprise se rapprochent.
Je veux que l'entreprise devienne un lieu familier aux jeunes dès l'enseignement secondaire et jusqu'à l'université. Je le veux parce que vous le voulez. Et vous le voulez parce que l'insertion professionnelle de nos enfants et, donc, leur choix de métier et d'avenir en seront facilités.
Les Français, je l'ai également compris, aspirent à voir l'Etat réformer profondément sa gestion pour dégager des économies et donc des marges d'action.
Sans doute cette réforme sera-t-elle, chez nous, plus difficile à mener qu'ailleurs. Car la France, n'est-ce pas, s'est constituée autour de son Etat central ! Car il fut, cet Etat, partie prenante à sa construction, sa puissance, sa grandeur ! Mais nous devons agir.
Nous avons un Etat qui est devenu beaucoup trop lourd. Nous avons trop de ministères. Nous avons des ministères qui ont, en dix ans, changé huit fois de périmètres et donc de
dénominations avec toutes les dépenses inutiles, toutes les pertes d'efficacité, que cela suppose. Il faut réformer tout cela. Il faut alléger le poids de nos administrations. Il faut les
mettre au service des citoyens alors que, trop souvent, les citoyens ont le sentiment d'être le jouet des administrations. Il faut soulager des administrations centrales qui s'épuisent à gérer des personnels répartis sur le territoire et des crédits de toutes sortes.
Il faut en finir avec cette lourdeur de l'Etat central qui engendre toujours plus de textes législatifs ou réglementaires – et des textes qui, bien souvent, sont à la fois illisibles et inutiles. Les fonctionnaires en sont les premières victimes lorsqu'ils s'épuisent en réunions stériles au lieu de donner l'impulsion et la créativité dont ils sont porteurs et qui sont leur vraie vocation.

Face à cette situation, face à ce gaspillage d'énergie et de substance, je propose :
 - de limiter le nombre de ministères,
- d'en finir avec l'inflation réglementaire qui nous caractérise trop souvent
- d'expérimenter à chaque fois pour réformer vraiment
- d'engager une nouvelle étape de la régionalisation, mettant fin à la ruineuse superposition des
compétences. Ce sont les régions qui, par exemple, mettront à niveau les bâtiments et résidences universitaires.
C'est aux régions qu'incombera la tâche de sortir les prisons françaises de l'état honteux où elles se trouvent. Ce sont les régions qui piloteront le service des aides économiques et de la formation professionnelle.
L'Etat, certes, garantira par un fond de " péréquation " l'égalité entre les régions qui bénéficieront donc, pour remplir ces nouvelles missions, d'un transfert de ressources. Mais nouvelles missions pour les régions, il y aura. Nouvelles intelligences territoriales, on verra naître. Et tant pis pour ce vieux jacobinisme qui est l'un des démons les plus malins de ce pays ! J'ai la passion du service public. Je sais que les Français sont habités par la même passion. Et, aussi, les fonctionnaires qui ont une conception exigeante de leur mission.

Ensemble, nous allons donner un coup de jeune à cet Etat colbertiste, jacobin, centralisé à l'excès, croulant sous le poids des ans, des bureaucraties inutiles et des réglementations
trop complexes. Ensemble, nous allons mettre l'Etat à l'heure de ce désir d'autonomie, de responsabilité civique et de liberté que j'ai senti monter d'un bout à l'autre de la France. »



Bien sûr; certains passages, ou certaines propositions sont critiquables. Et il y a encore des manques ou des insuffisances :  quelle fiscalite ?, quelle réforme des retraites ? quelle politique de sante ?  etc... Mais cela va dans le bon sens.

Cela s'ettofera encore jusqu'à la mi-mars sur ces points, participons-y.
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Dimanche 7 janvier 7 07 /01 /Jan 20:57

Publié dans : campagne présidentielle avec SR

Notre campagne autour de Ségolène Royal est lancée !


Ainsi que nous l’avons évoqué à Lyon tous les membres de notre réseau qui se reconnaissent dans la démarche de Ségolène Royal sont invités à s’engager activement dans la
campagne.

Une boucle restreinte fonctionne déjà avec plus d’une dizaine de personnes.

Nous souhaitons élaborer sur cet boucle des fiches à destinations de la candidate.
Les documents élaborés seront ensuite présentés à la boucle large et signés R2 s’ils sont approuvés à la majorité (dans le cas contraire ils seront signé par leurs auteurs «
membres de R2 »).

Croissance, entreprises, dialogue social, fiscalité, retraites, réforme de l’Etat…
Réformisme et rénovation peut et doit faire entendre sa voix : c’est une occasion unique à saisir au moment où un socialisme pragmatique, attentif aux libertés et aux solidarités, s’apprête à mettre en mouvement la société et les territoires.

Par ailleurs, notre boucle de travail a aussi pour vocation d’organiser pratiquement et localement la campagne des membres de R2 (notamment à paris) aux côtés de ceux qui
soutiennent activement la candidate.

A bientôt de vous retrouver dans notre atelier de campagne !

Jean-François PASCAL
Membre-fondateur de R2

PS : les non membres du PS ou celles et ceux qui souhaitent participer ponctuellement peuvent m’adresser toutes leurs contributions sur mon adresse personnelle :

jfpascal2@wanadoo.fr

PS 2 : Nous organiserons des réunions régulières de campagne et d’information sur R2.

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Samedi 18 novembre 6 18 /11 /Nov 19:44

Publié dans : campagne présidentielle avec SR

Bonjour à tous,

Permettez moi d'abord de partager ma joie avec toutes celles et tous ceux qui ont soutenu, ici et ailleurs, Ségolène Royal.

Il y a quelques mois au moment d'écrire une première tribune: Ségolène Royal ou l'alternance symbolique nous étions très peu à prendre au sérieux la démarche qui s'esquissait.

http://rfrn.over-blog.com/article-3701106.html


Qu'il s'agisse du socialisme par la preuve, de la mise en mouvement de la société et des territoires, d'une nouvelle démocratie sociale et délibérative, nous avons fait le pari de la rénovation.  

Ce choix, parce qu'il fait écho à la demande sociale, l'a emporté très largement et acquiert ainsi une forte légitimité.

Cela fait événement et je crois aux faits qui valident, ou non, les discours.

Je me réjouis également de la bonne tenue de DSK avec lequel j'ai toujours partagé une même conception des régulations économiques et sociales. 

Ajoutant cette ligne à celle de Ségolène Royal, je constate que les militants ont plébiscité à une très large majorité le choix d’une gauche réformiste en prise sur le monde d’aujourd’hui, défendant les libertés et la solidarité.

Avec un peu d'humour j'ai presque envie d'écrire que la motion 4 vient de réaliser 82% au Parti Socialiste ! Relisez là et vous y trouverez la trame de ce nouveau parti socialiste qui nait aujourd'hui...

Le moment du rassemblement est là: sans exclusive (nous partagions par exemple avec la motion 5 le thème de la démocratie sociale et de la rénovation démocratique) mais sur une ligne claire, dans une position de force qui nous libère des compromissions.

Nous avons l'occasion d'être l'un des leviers de la rénovation et de la transformation sociale: saisissons la !

Bien à tous,


Jean-François PASCAL

Membre-fondateur de R2


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