Jean François Pascal défend la démarche de JM Bockel

Publié le par Réformisme et rénovation

(Jean-François Pascal, proche conseiller de JM Bockel, ancien membre fondateur de R2, a suivi celui-ci dans sa démarche hors du PS)

Bonjour,

Vous lirez dans le Parisien du jour (et ci-dessous) l'annonce de la création d'un nouveau parti de centre gauche fondé par Jean-Marie BOCKEL. Une vraie dynamique est en marche, parallèle aux futurs travaux de notre tink tank social-libéral transpartisan (SocLib).

Quelques précisions sur le sens de notre démarche et sur notre rapport
au "Sarkozysme":

- Gauche Moderne est un parti social-libéral, soutenant aujourd'hui
l'essentiel de l'action gouvernementale parce qu'elle nous paraît
d'essence social libérale.

- C'est un parti autonome de centre gauche, il est "Sarkozyste" à un
moment donné (celui des réformes transpartisanes), pour un temps donné
et sous conditions... il est proche du Modem mais il ne fait pas
aujourd'hui la même analyse politique de l'action gouvernementale.

- Sur le fond: les réformes annoncées nous paraissent sociales
libérales, elle seront soutenues et nourries en tant que tel. (L'assouplissement des 35 heures et la promotion du temps choisi, L'annonce de la fusion entre l'ANPE et l'UNEDIC, La création d'une commission indépendante sur le SMIC et l'obligation faite aux entreprises de négocier régulièrement sur le niveau des salaires, L'examen des critères de représentativité et de la question du financement des syndicats, La poursuite de la réforme des retraites, La réforme de la FP)

Si vous êtes intéressé par la démarche politique de Jean-Marie Bockel,
contactez moi.

Jean-François PASCAL
jfpascal2@wanadoo.fr

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BOCKEL CREE SON PROPRE PARTI

Secrétaire d'Etat chargé de la coopération et de la Francophonie,
l'ancien socialiste Jean-Marie BOCKEL se met à son compte en créant
son propre parti politique, Gauche Moderne. Avec pour premier objectif
les élections municipales.

Pourquoi ce nouveau parti?

Jean-Marie Bockel. Ma démarche est dans la logique de mon entrée au
gouvernement, dans le cadre de l'ouverture voulue par Nicolas Sarkozy.
Ces dix dernières années, j'ai essayé de rénover le PS de l'intérieur
dans un sens social-libéral, on disait à l'époque blairiste. Cela n'a
pas abouti : on m'a souvent confié que je disais tout haut ce que
beaucoup pensaient tout bas, sans oser le faire et encore moins le
dire. Aujourd'hui, mon objectif est de continuer à faire vivre ces
idées. Et c'est Nicolas Sarkozy qui aujourd'hui incarne le mieux
cette démarche social-libérale

Vous vous dites toujours de gauche?
De centre-gauche, oui, avec mes valeurs, ma culture et ma légitimité.
Je fais le pari qu'on peut être de gauche et allié à Sarkozy. Comme il
y a eu des gaullistes de gauche, nous sommes des sarkozystes de
gauche. Pour que ces idées puissent vivre, se traduire par des
propositions, par des engagements électifs, il faut créer une
formation politique.

Mais il y a déjà la formation d'Eric Besson?
Eric Besson a créé un club. C'est très bien. Mais personne pour le
moment n'a créé, dans cette mouvance de l'ouverture à gauche, une
formation politique en tant que telle, capable de présenter des
candidats, d'incarner l'ouverture dans des listes municipales. De
plus, parmi les ministres d'ouverture, je suis le seul à être un grand
élu local, à la tête d'un exécutif important, la mairie de Mulhouse.
J'étais donc le plus concerné par l'utilité de créer une vraie
formation politique.

Pourquoi ne pas le faire ensemble avec les autres ministres de gauche?
Parce que chacun a son histoire, chacun suivra son rythme. Le parcours
d'Eric Besson est différent du mien. En ce qui me concerne, j'incarne
seul, hier au PS et aujourd'hui au centre gauche, une vraie ligne
politique social-libérale.

Comment va s'appeler ce parti?
Gauche moderne : cela caractérise bien ma démarche
.
Cette étiquette, on la retrouvera dans plusieurs villes de France?
Bien sûr. Je ferai bientôt une grande réunion de lancement. D'ici à la
fin novembre, j'aurai autour de moi un certain nombre de personnes
représentatives de ma démarche. Je ne peux pas encore les citer, il
faut ménager des transitions.

Ces listes pourront-elles s'allier avec le PS?
Ne tournons pas autour du pot. En tant que membre du gouvernement, je
suis un allié de la majorité, un allié distinct, mais loyal. Je ne
passerai des alliances aux municipales qu'avec des listes issues de la
majorité présidentielle. Mes listes ne feront pas l'ouverture avec
celles du PS mais elles accueilleront sans doute de nombreuses
personnes désireuses de rénover la gauche.

Et le Modem?
A Mulhouse, des gens du Modem se retrouveront vraisemblablement sur ma
liste. Mais ce ne sera pas une liste contre la majorité présidentielle.

Sarkozy a-t-il encouragé votre démarche?
Oui.

Lors d'un prochain remaniement il pourrait y avoir d'autres ministres
socialistes?
Ce sera au Président d'en décider. Ce ne sont pas les talents qui
manquent….

Propos recueillis par Didier Micoine et Henri Vernet



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