La croissance ou la chaos, Christian Blanc

Publié le par Réformisme et rénovation

Les amis,

aprés discussion avec Léoneck, je vous propose un CR de lecture du dernier bouquin de Christian Blanc qui me nous a semblé pouvoir être une source de réflexion intéressante...

amities socio libérales

Guy Noailhet

 

Je vous propose un CR de lecture du bouquin de Chrsitian Blanc «  la croissance ou le chaos»

 

La 1ère partie du bouquin est consacrée à l’état économique et social  du pays : rien d’original compte tenu du flot constant de publications qui l’ont précédé sur le déclin de la France.

Par contre les propositions pour relancer l’économie et la dynamique de l’emploi m’ont semblées originales et pragmatiques, documentées par des exemples précis, vérifiables et acceptables  par tous.

 

1-     l’idée d’attendre la croissance pour faire des réformes structurelles est absurde

2-     tous les exemples donnés : Catalogne, Pays Basque espagnol, Bavière, Finlande, Cambridge, Stanford , Producteurs de vin d’Australie, agroalimentaire en Suède …la réussite vient de la mise en synergie des acteurs de la croissance : chercheurs, universitaires, entrepreneurs et pouvoirs publics. Comment : en créant des clusters(mise en réseau de toutes les ressources matérielles et humaines) dans un secteur géographique donné ou tous les acteurs ont leur destin lié à la réussite du cluster. Un seul fonctionne en France en marge du centralisme français : Grenoble avec l’électronique et  les nanotechnologies par la mise en place de synergies entre CEA(recherche), LETI(université), INPG(grande école), Entrepreneurs(Schneider, ST  électronique , Soitec, HP…), collectivités territoriales et région). 

3-     En observant cette réussite, le PM précédent a lancé un appel d’offres aux régions pour identifier  les pôles de compétitivité : bien que le temps laissé au candidats(3mois) fut extrêmement cours, le succès fut étonnant : on attendait une quinzaine de réponses : 500 dossiers ficelés en 3 mois et jugés dans l’ensemble de très bonne qualité ! Hélas la bureaucratie centrale s’est emparée du projet, le gouvernement a changé, une  logique de saupoudrage selon les intérêts politiques a mis fin à l’enthousiasme de départ…plus rien ne se passe. 

 

4-       Le temps de l’administration centrale n’est pas le temps de l’économie ! Le foisonnement de projets le prouve. Comment  basculer le pays vers l’économie du XXIème siècle?

 

a.      Libérer les universités : réforme de 68 obsolète = basculer vers l’autonomie administrative et financière(dotation nationale et régionale), assurant la gestion de son  personnel,  et contrôlée par un conseil d’administration réduit(12 au lieu de 30…60 !)  mais  représentant  tous les acteurs du réseau économique et ayant pouvoir décisionnel. L’université doit être la passerelle naturelle entre science et industrie. Elle doit être pluridisciplinaire en fonction de son territoire. La recherche universitaire  doit être en majorité financée par des partenariats avec l’industrie.  La créativité vient de la circulation des hommes et de la diffusion des savoirs.

 

b.      Libérer la recherche : restructuration du CNRS dont le fonctionnement centralisé,  la hiérarchie et le mérite à l’ancienneté sont dépassés et passage à un modèle d’organisation horizontale en réseau avec les acteurs industriels et universitaires . Plus de chercheurs/chercheurs mais que des chercheurs/enseignants avec des revalorisations très importantes de leurs salaires en fonction de leurs engagements. Une dynamique recherche/enseignement doit être crée. Tous les personnels de la recherche publique doivent passer  sous l’autorité des présidents d’université.  Par contre confier  à l’administration centrale existante du CNRS les missions liées à la gestion des thésards, chercheurs stagiaires, voyages d’étude, équipements des labos… colloques, évaluation des labos, primes….le CNRS devient une agence de moyens pour la recherche nationale.

 

c.      Libérer les régions : les compétences microéconomiques doivent être transférées aux régions. Dernière décentralisation inachevée : décalage entre le transfert des charges, des moyens et très peu  des compétences. Le développement des PME/TPE est une mission régionale. La tutelle des CCI aussi. Il faut fondre d’urgence les CCI et les CRCI !  La gestion de la formation continue sera faite au niveau du bassin d’emplois en partenariat avec les PME/TPE pour prévenir des sinistres comme  Moulinex. Les technologies doivent rentrer dans les activités traditionnelles des régions(fertilisation).

 

 

Je m’en tiens qu’à l’aspect économique, il y a  aussi de bonnes idées sur le statut de l‘élu, la réduction du personnel politique central(aucune réduction après 3 vagues de décentralisation !) , la réforme des mécanismes de solidarité qui pénalisent les + nécessiteux,  sortir de la logique de saupoudrage financier généré par la bureaucratie centrale,

 

Un pays qui ne sait pas ou il va est par reflex conservateur(gauche et droite confondues)

Publié dans quelques livres

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