Je crois en la capacité des militants à reprendre le pouvoir au PS

Publié le par Réformisme et rénovation

L'effervescence est de mise au PS comme pour toutes les campagnes
internes ou préparation d'échéance.

Les prises de position se suivent, maintenant que la liste
officielle des candidats est connue.

Pour notre sensibilité – comme pour toutes d'ailleurs – la question
est de savoir ce qui l'adviendra de nos idées (et/ou propositions)
lors du futur Congrès d'après Présidentielle. Et bizarrement je
ressens chez certains, comme une peur d'être noyés dans un grand
bouillon.

Je ne partage pas ce sentiment, car je suis fier de la motion que
nous avons défendue à Dijon et, je reste persuadé que notre force
réside dans le fait que nous avons un texte écrit où nos idées, nos
positions et nos espoirs sont lisibles et connus de tous. C'est ce
qui nous permet d'exister et de défendre nos intérêts auprès des
candidats à l'investiture.

Certains semble regretter que le travail que nous avons mené pour le
Congrès ou à La Rochelle, ne soit pas suivi d'effet auprès des
militants, et que notre marge de progression reste limitée (voire
inexistante) sur un principe de sémantique (libéral…). (cf. compte
rendu de Romain).

Tout en comprenant ces craintes, il me parait évident que l'arrivée
massive de nouveaux militants au PS permet d'entrevoir un
renouvellement des idées, des dogmes et de la façon de faire de la
politique, et que cette campagne interne offre pour la première fois
la vision d'un parti de militants qui ne laisse pas les écuries ou
Solférino, décider seuls de celui ou de celle qui portera nos
couleurs.

Je suis souvent critique ou pessimiste sur les évolutions du PS. Je
suis dans ma section désigné comme celui qui dit NON…souvent. Et
bien aujourd'hui, je recommence lentement mais sûrement à reprendre
confiance.
Une confiance dans les militantes et les militants, et non dans
l'appareil. C'est le début de la revanche des petits sur les «
éléphants ».

Quelque soit le candidat gagnant de cette consultation, il (ou elle)
disposera pour moi de toute la légitimité car il aura affronté
directement les militants…et non les intérêts de nos élites.

Mon engagement dans R2 suit ce même mouvement. En lisant la première
mouture de la motion, j'ai été conforté dans mes convictions et dans
mon envie de construire une société nouvelle qui laisse les dogmes
ancestraux et les intérêts catégoriels, au rang de reliques d'une
gauche ancienne – estimable incontestablement – mais une gauche à
réformer et à reconstruire.

Alors OUI, nous sommes ultra-minoritaires. Alors OUI nous sommes
contestés, brocardés et parfois minimisés pour notre alliance du
socialisme et du libéralisme. Mais c'est justement parce que nous
avons la force d'exprimer nos convictions et nos différences. Parce
que nous sommes capables de pointer du doigt des sujets tabous au PS
et que nous pouvons faire bouger les lignes, il ne faut pas avoir
peur d'être isolés.

Cette campagne montre qu'au sein même de R2 nous ne sommes pas toujours
d'accord, et que notre choix s'opère en fonction des stratégies des
uns et des autres.
Pour moi, c'est la stature avant même la méthode du candidat qui est
essentielle. C'est le futur Chef de l'Etat (je l'espère) qui sortira
des urnes socialistes le 16/11.

DSK emporte mon adhésion pour remplir cette fonction, sans retirer à
Ségolène ses compétences.
C'est pour cela aussi que j'insiste sur le fait que cette élection
présidentielle est avant tout l'élection d'un homme (ou d'une
femme), bien plus que celle qu'un parti ou d'une tendance (gauche /
droite).

Quelque soit le résultat de la campagne interne et des élections de
l'année prochaine, mon envie de poursuivre mon combat au PS, de
défendre mes convictions socialistes-libérales et de porter mon rêve
utopiste d'une République laïque, moderne et respectueuse de ses
citoyens : NE DISPARAITRA PAS.

Et si au Congrès de l'année prochaine, les positions de R2 sont
encore ultra-minoritaires au PS, cela renforcera mon besoin de faire
entendre notre différence dans le parti. Comme le disent certains :
si les gens n'ont pas compris la première fois c'est que la méthode
pédagogique n'était pas bonne. Alors on se retrousse les manches et
on recommence.

NOUS SOMMES DONC NOUS EXISTONS.

Et si vous en doutiez encore : OUI, je crois dans la capacité des
militants à reprendre le pouvoir au sein du PS. Utopiste je suis,
utopiste je reste…

Cordialement,

Régis Sada

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