L'envie et le besoin de changement avec DSK

Publié le par Réformisme et rénovation

Je vous prie de trouver ci-dessous mon texte de soutien à la
candidature de DSK.

Cordialement,

Régis Sada


"Dans l'objectif de la préparation des échéances électorales de
2007, le temps de désigner celui qui sera le meilleur ambassadeur
des couleurs du Parti Socialiste est enfin arrivé.

L'élection présidentielle et les élections législatives qui suivront
quelques semaines plus tard, revêtent un caractère particulier tant
l'envie et le besoin de changement dans notre pays, n'ont jamais
était aussi marqués.


L'envie et le besoin de changement

Pour moi en 2007, il faut changer cette France qui ne nous ressemble
plus?

Les inégalités se sont creusées. La pauvreté et la précarité se sont
durablement ancrées.

Travailler et se loger sont devenu des contraintes pour une majorité
de français, alors qu'elles devraient constituer des droits
inaliénables.

Nos enfants disposent aujourd'hui en guise d'héritage, d'une société
basée sur un modèle d'un autre temps par refus d'accepter l'idée que
des évolutions et des adaptations sont nécessaires voire impératives.

La France peine à faire entendre sa voix en Europe et sur la scène
internationale. Elle est souvent brocardée ou montrée du doigt comme
un mauvais élève. 

L'Education Nationale, la santé, les transports ou l'énergie, sont
autant de domaines mis en péril par manque d'audace, d'objectivité
ou de volonté politique. Ces mêmes domaines donnaient lieu jusqu'ici
à un véritable sentiment de fierté.

Nos institutions actuelles font que les citoyens français sont
devenus spectateurs de leur propre démocratie, alors qu'ils
devraient pourtant en être les acteurs principaux. La démocratie
participative des citoyens, une juste représentativité des votes, un
Parlement élu qui décide réellement des politiques à mener et un
Chef de l'Etat actif et responsable devant les français, ne
donnerait-t-elles pas l'image d'une démocratie vivante, moderne et
utile ?


La République de la Liberté, de l'Egalité et de la Fraternité

Qu'avons-nous fait de la « Liberté » ?
Quant les droits des citoyens sont minimisés ou rationalisés par des
lois de plus en plus indigestes et contraignantes.
Quant les citoyens sont considérés comme des criminels par une
justice qui donnent des signes de faiblesse par manque de crédits
suffisants.
Quant les actions citoyennes visant à protéger les plus faibles ou à
lutter contre les risques agricoles ou industriels, sont considérées
comme des délits.
Quant on laisse nos détenus croupir dans des prisons sans nom qui
font la honte du pays dit des droits de l'homme.

Qu'avons-nous fait de « l'Egalité » ?
Quant la parité entre les femmes et les hommes peine à s'appliquer à
tous les échelons.
Quant l'origine sociale ne permet pas à tous les enfants de disposer
des mêmes chances d'insertion dans la vie active.
Quant sa croyance religieuse attise la défiance ou la haine de
certains.
Quant sa différence sexuelle n'est pas pleinement reconnue et
empêche de disposer des mêmes droits que les autres.

Qu'avons-nous fait de la « Fraternité » ?
Quant on réserve un triste sort à nos personnes âgées, à nos
handicapés, à nos exclus et à nos propres enfants.
Quant on tente de distinguer les citoyens entre eux en créant des
communautés ou des lobbies virtuels.
Quant on met un temps infini à reconnaître ses erreurs passées ou
que l'on tente de réécrire l'Histoire à notre propre avantage.


Un tournant décisif pour le Parti Socialiste

Ces élections seront aussi, je l'espère, une occasion unique pour
que le Parti Socialiste Français oriente définitivement sa politique
sur la voie de la social-démocratie telle qu'elle existe partout
ailleurs chez nos partenaires européens.

Je souhaite voir l'avènement d'un Parti Socialiste moderne,
réformateur, audacieux et pragmatique. Un Parti Socialiste disposant
d'orientations fermes et précises, débattues et tranchées par les
militants. Un Parti Socialiste ouvert aux débats et qui ne s'enferme
pas dans une opposition stérile ou des querelles internes. Un Parti
Socialiste dirigé par ses militants et à l'écoute des besoins et des
aspirations des français.

Pour convaincre les français : il faut passer au-dessus des dogmes
et lever tous les tabous. Il ne doit pas y avoir de sujets
interdits. Il faut construire un projet politique avec et pour les
citoyens. Le maître-mot d'un Parti Socialiste utile est : PROXIMITE.


2007 : l'espoir

Quant j'imagine cette nouvelle France et cette nouvelle République,
c'est l'espoir de vivre demain dans une société apaisée et
réconciliée. Une société qui ressemble à ses citoyens, qui les
écoute et qui les respecte.

Pour incarner et mettre en ?uvre cette nouvelle société, je veux un
grand Président pour la France et pour les français.

Je ne suis pas adepte des « guides » ou autres « chefs spirituels ».
J'opte pour un Président responsable et citoyen. Un Président qui
s'élève réellement au-dessus des partis pour mener les grands
chantiers nécessaires à notre pays. Un Président pragmatique et
soucieux des réalités économiques. Un Président qui prépare la
France à affronter la mondialisation sans que celle-ci ne nous
détruise.

Aujourd'hui, pour accomplir ce destin un nom s'impose à mes
yeux : Dominique Strauss-Khan.

Je suis convaincu que Dominique Strauss-Khan incarne une nouvelle
génération de femmes et d'hommes politiques qui ont le courage de
dire la vérité aux français. Car l'action passe aussi par un devoir
de vérité.

Si les militants socialistes et les français le décident, Dominique
Strauss-Khan sera ? je n'en doute pas - un Président utile, honnête
et responsable.

Le 16 novembre prochain au-delà du candidat socialiste, les
militants devront garder à l'esprit qu'ils désigneront peut-être le
prochain Chef de l'Etat. Celui qui devra rassembler au-delà des
seuls socialistes au printemps 2007. Un choix important qui ne
laisse pas de place au fantasme de la « République des sondages ».

Régis Sada


Régis Sada

Militant et membre du Bureau PS de Puteaux
Membre de Réformisme & Rénovation (les Socialistes Libéraux)" 

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Régis Sada 17/10/2006 11:48

La "République des sondages" n'est pas à prendre comme une "attaque" directe de Ségolène Royal.
En effet, ces derniers ont existé avant son arrivée sur le devant de la scène politique, et je reste convaincu qu'ils lui survivront !
Maintenant personne ne peut nier que l'enjeu de cette consultation et la projection de ce que sera le premier tour de la Présidentielle en 2007, reste liés à la profusion de sondages plus incertains les uns que les autres.
C'est oublier : 1/ que seuls les militants socialistes désigneront leur candidat pour la Présidentielle - 2/ qu'un élection n'est joué que lorsque le dernier bulletin est déposé dans l'urne.
Si certains y voient d'autres allusions, ils leur reste la Star Academy et ses votes par SMS :o)

Romain 05/10/2006 09:38

Pour ma part, si je penche plutôt pour DSK à 70 %, il y a encore 30 % de chances que je choisisse Ségolène pour diverses raisons. Je rejoint les rétiscences de Jean-Louis sur ta phrase finale : il ne s'agit vraiment pas que d' un phénomène lié à des sondages, il y a des nouveautés dans la pratique, dans les débats lancés; dans les discours. Que l'on partage ou pas, auquel on préfère DSK ou pas.

Jean-Louis 05/10/2006 09:37

Je pense qu'au-delà de défendre et d'aimer l'un ou l'autre.
Il faut déjà nous préparer à nous rassembler autour de celui ou celle qui sera élu.
Il faut qu'aulendemain de la désignation, les mains se serrent, les mains des candidats et aussi les mains des militants.
Que cette désignation soit un moment de débat chaleureux autour de ce qui nous unis et aussi que chacun puisse exprimé sa différence.
 
Il nous profiter de ça pour souder et nous écouter.
 
Il n'y aurait rien de pire que s'il manquait des militants derrière, devant et à côté de notre candidat.
 
J'ai aimé ton texte comme celui d'un militant convaicu.
Si tes conclusions ne sont pas les miennes, c'est la vie. 
 
Bien sûr cette éloge sincère ne peut se terminer que par une remarque moins agréable..

"Un choix important qui ne laisse pas de place au fantasme de la « République des sondages »."

Je n'aime pas cette phrase,
sur la forme parce que le mot fantasme ne me convient pas, il est trop connoté,
sur le fond parcequ'il faut écouter l'opinion publique non pas pour aller dans son sens, mais pour la comprendre.