Jean-Marie Bockel et Ségolène Royal : un même combat contre la délinquance

Publié le par Réformisme et rénovation

Jean-Marie Bockel et Ségolène Royal : un même combat contre la délinquance

 
Les propositions de Ségolène Royal en matière de lutte contre la délinquance des jeunes sont conformes, dans leur esprit, à l’analyse et aux propositions de Jean-Marie Bockel. Elles participent à l’émergence d’une nouvelle politique de gauche en matière de lutte contre toutes les insécurités.

Partant de son expérience d’élu de terrain, ayant choisi de ne pas nier l’importance prise par les incivilités et les actes de délinquance, Jean-Marie Bockel  considère la sécurité comme un droit, comme un bien public qui doit être partagé par tous. Il soutient l’on peut parler d’insécurité sans instrumentaliser les peurs, à partir d’une exigence de cohésion sociale et de respect civique.

Dans cet esprit, une politique de gauche en matière de sécurité doit articuler sanction et action préventive. Nous devons être tout aussi dur avec l’insécurité qu’avec les causes de l’insécurité. Une politique de sécurité publique doit à la fois jouer sur le temps court de la sanction et sur le temps long du traitement des problèmes sociaux. A la gauche d’oser assumer la nécessité des règles, l’existence de contraintes, la possibilité et la réalité de sanctions répressives.

Jean-Marie Bockel souligne que les mesures préconisées par Ségolène Royal s’inscrivent dans cette philosophie à la condition qu’elles ne soient pas caricaturées : la mise sous tutelle des allocations familiales peut être légitime si et seulement si elle est employée dans une logique éducative en lien notamment avec les Maisons des parents (expérimentées à Mulhouse), les internats scolaires de proximité prennent tout leur sens dès lors qu’ils permettent aux parents d’assumer leur responsabilité en relation avec des éducateurs, les mesures alternatives à la prison sont à expérimenter dès lors que les systèmes d’encadrement ont pour objectif l’ insertion et le réapprentissage de la citoyenneté.

La réalité des violences doit être enfin nommée par la gauche afin de rendre possible une action politique qui ne soit ni purement compassionnelle, ni purement répressive.

Jean-Marie Bockel dénonce les mauvais procès faits à Ségolène Royal, les amalgames faits à droite et au gauche, au nom de calculs politiques. Ces manipulations entravent le développement d’une politique de fermeté et de générosité, attentive à la prévention comme à la sanction.

Il s’agit pourtant d’une réponse équilibrée et responsable, en prise sur les réalités, souhaitée par de nombreux Français, particulièrement par les plus démunis et les plus exposés.

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