projet amendé 3

Publié le par Réformisme et rénovation

Les organes représentatifs religieux doivent rester dans le cadre consultatif et l’Etat doit veiller à assurer la liberté de culte et l’implantation des lieux de culte avec des financements transparents et diversifiés sur tout le territoire.

Nous proposerons une Charte de la laïcité, adossée à la Constitution pour que soient respectés les principes républicains dans tous les lieux publics (hôpitaux, services publics…).

I Une nouvelle République

Après une victoire de la gauche lors des élections présidentielles et législatives, nous organiserons dans les six mois un référendum, mis en œuvre par l’article 11 de la constitution, pour soumettre aux Français un ensemble de réformes démocratiques.

A Une République parlementaire

Le Président de la République sera responsable. Le statut pénal du chef de l’Etat sera réformé. En cas de manquement à ses devoirs manifestement incompatible avec l’exercice de son mandat, le Président de la République pourra être destitué à l’initiative de l’Assemblée Nationale. Il ne présidera plus le Conseil supérieur de la magistrature et ne nommera plus les membres du Conseil constitutionnel. Le quinquennat ne sera renouvelable qu’une seule fois.

Le Premier Ministre sera lié par un contrat de majorité. Il sollicitera la confiance, avant d’engager son action. Il présentera, au début de chaque session parlementaire, un programme de travail donnant lieu à débat. Le gouvernement sera composé de manière paritaire.

Le pouvoir du Parlement sera renforcé : co-maîtrise de l’ordre du jour avec le gouvernement, suppression du vote bloqué et de l’article 49-3, stricte limitation de l’article 38 sur les ordonnances et des recours à la procédure d’urgence (art.45), augmentation du nombre de commissions parlementaires permanentes, reconnaissance de la fonction d’évaluation de la loi, vrai statut pour l’opposition. Dans cet esprit, sera instauré le mandat unique pour les parlementaires ainsi que la limitation renforcée du cumul des fonctions (Présidents de gouvernements communaux ou de syndicats) et du cumul d’activités professionnelles. Pour les ministres, le cumul avec une fonction exécutive locale sera interdit.

L’Assemblée Nationale sera rendue plus représentative par l’introduction d’une dose de proportionnelle et l’élection au suffrage universel direct de députés représentant les Français de l’étranger. Environ un député sur cinq devrait être élu à la proportionnelle sur des listes nationales, complémentaires des candidatures par circonscriptions. Celles-ci seront redécoupées pour représenter plus équitablement les territoires. Cette réforme d’ampleur s’appliquera dès les élections législatives de 2012.

Le Sénat entrera dans l’ère de l’alternance par l’extension du mode de scrutin proportionnel départemental à partir de 3 sièges et la modification du collège sénatorial. Son droit de veto en matière constitutionnelle sera supprimé.

Le Parlement sera mieux associé à l’élaboration de la politique étrangère et de défense ainsi qu’à la conduite des négociations commerciales internationales et au contrôle des institutions financières internationales.

Le Conseil constitutionnel verra sa composition modifiée. Ses membres seront désignés à la majorité des deux tiers par le Parlement.

B Une démocratie plus directe

Nous ouvrirons un débat national en vue d’instituer les modalités du vote obligatoire.

Nous favoriserons la loi d’initiative citoyenne au terme d’une procédure de dépôt d’une pétition signée par un million de signatures dans 30 départements au moins.

Nous reconnaîtrons la prise en compte séparée des bulletins blancs.

Nous ouvrirons le droit pour les citoyens de saisir le Conseil constitutionnel.

Nous reconnaîtrons le droit de vote pour les scrutins locaux aux résidents étrangers acquittant des impôts depuis cinq ans dans notre pays.

Nous procèderons à la rénovation du Conseil économique et social, pour faire de cette instance, une troisième chambre effective, en rénovant sa composition, en la consultant fréquemment et en intégrant ses recommandations dans le débat national. Les Conseils d’expertise de l’État seront placés sous son autorité.

II Un nouvel âge de la décentralisation

Il faut faire franchir à la décentralisation une nouvelle étape après avoir réalisé un bilan de celle-ci.

A Démocratiser

Nous donnerons aux élus les moyens de se consacrer pleinement à leurs fonctions : la limitation du cumul des mandats dans le temps à trois mandats consécutifs et du cumul des fonctions ainsi que la mise en place concomitante d’un statut de l’élu.

Nous introduirons le scrutin de liste pour le département, inspiré de celui des élections régionales et municipales. Et nous abaisserons le seuil de la représentation proportionnelle aux communes de 2 000 habitants.

Nous favoriserons également la participation électorale des citoyens par le regroupement des élections locales le même jour, l’harmonisation de la durée des mandats à 5 ans et des modes de scrutin, le renouvellement des conseils généraux aura lieu le même jour.

En ce qui concerne l’élection des représentants des intercommunalités, nous identifierons les représentants sur la liste des municipales. A terme, ils seront élus par l’ensemble des habitants de l’intercommunalité.

B Simplifier

Nous clarifierons les compétences des différentes collectivités territoriales dans le sens de la garantie de leur autonomie financière et la justice dans la répartition des moyens et dans un sens de simplification.

Nous refonderons les relations entre l’Etat et les collectivités locales en organisant des transferts de compétences intégralement compensées, en rapprochant les trois fonctions publiques, en nouant un contrat entre l’Etat et les territoires, à travers une Conférence nationale territoriale.

C Partager

Nous corrigerons les injustices de la taxe d’habitation en prenant en compte les revenus des contribuables. La taxe professionnelle sera partiellement mutualisée en mettant en place un impôt à taux unique à taux mini/maxi encadré assis sur la valeur ajoutée. Les contraintes pesant sur les collectivités locales dans la détermination des taux seront allégées. La spécialisation des impôts sera débattue pour que chaque collectivité dispose d’un impôt principal en relation avec la nature de ses compétences.

Nous réduirons les écarts de richesse entre territoires en mettant en œuvre une péréquation forte, pièce maîtresse de toute politique de justice territoriale.

D Valoriser les Outre-mers

Les Outre-mers sont un atout pour la République. Il s’agit de permettre l’affirmation des identités ultra-marines au sein d’une République qui s’accepte et se revendique multiculturelle.

Cette approche signifie naturellement promouvoir l’image des Outre-mers dans une France fière de sa diversité, valoriser le potentiel économique des ultra-marins, favoriser un développement durable.

Ces territoires constituent une chance considérable en termes de bio diversité et de ressources naturelles. Mais, ces territoires ont également des handicaps structurels sur lesquels la République doit faire un effort particulier. En effet, à l’instar de l’Union européenne, l’Etat doit reconsidérer sa démarche dans les contrats de plan Etat-Régions en augmentant, de manière significative, sa participation financière, pour réduire les contraintes structurelles dues à l’éloignement, la taille de leur territoire, le relief et le climat difficiles, la démographie, la limitation du marché local.

C’est sur une base contractuelle, régulièrement évaluée, que nous entendons respecter clairement les choix de la population et des élus d’Outremer pour assumer la meilleure gouvernance en utilisant toutes les possibilités qu’offre la Constitution.

III Une nouvelle démocratie sociale

Notre système de relations sociales doit être profondément reconsidéré. Le rôle des syndicats doit être affirmé, la négociation collective confortée et clarifiée et le droit de l’entreprise repensé pour rééquilibrer les pouvoirs entre capital et travail.

A Une nouvelle négociation collective

Cette vaste réforme fera l’objet d’une concertation avec les partenaires sociaux pour aboutir à une représentation effective des salariés quelle que soit la taille de l’entreprise. Une négociation de même nature sera menée dans les Fonctions publiques.

Nous proposerons, dès le début de la mandature, la mise en place d’un mode de financement public transparent et de mesures favorisant la cotisation syndicale. En contrepartie la responsabilisation des syndicats doit être la règle, lors de débordements, dégradations, ou de blocages abusifs.

Nous créerons les conditions concrètes de mise en œuvre d’une concertation entre le gouvernement et les partenaires sociaux pour un bon équilibre entre l’action législative d’un côté et la négociation de l’autre.

Nous généraliserons le principe de l’accord majoritaire pour la validation des accords collectifs.

Nous établirons la représentativité nationale des organisations syndicales lors des prochaines élections prud’homales de 2007. L’étape suivante portera sur les élections de représentativité dans les branches professionnelles.

B Une nouvelle conception de l’entreprise

Nous adopterons une loi pour que les salariés puissent participer à toutes les décisions qui relèvent de l’avenir de l’emploi et des salaires. Ainsi, les salariés auront, par l’intermédiaire de leurs représentants, le droit de vote dans les instances décisionnaires de l’entreprise (conseil d’administration ou conseil de surveillance).

Nous améliorerons le droit des entreprises de telle manière que la responsabilité civile et pénale des dirigeants puisse être plus facilement engagée.

Nous réformerons le droit des sociétés cotées afin de rééquilibrer le pouvoir dans l’entreprise au profit des salariés et de l’intérêt général (à travers l’intervention de l’Autorité des Marchés Financiers). En cas d’OPA hostile méconnaissant les réalités sociales et environnementales le ministère de l’économie et des finances pourrait décider de suspendre la procédure.

Nous encadrerons l’évolution et le mode des rémunérations des dirigeants (stock options) et de leurs conditions de départ (retraites chapeaux)

--Nous reverrons par la loi la composition des conseils d'administration pour augmenter la représentation des personnels et empêcher la création d'un petit club d'administrateurs se répartissant les rôles d'une entreprise à l'autre.

Nous rendrons obligatoire la publication dans les groupes côtés d’un bilan sur l’échelle des salaires, et notamment des rémunérations des dirigeants de l’entreprise.

Nous augmenterons les effectifs de l’inspection du travail pour faire respecter le code du travail.

IV La Justice rénovée

Notre système judiciaire doit être revu dans son fonctionnement tant pour la justice civile que pour la justice pénale.

Nous augmenterons le budget de la justice : notre pays se situe au 23ème rang sur 40 en Europe, pour son budget de la justice. Nous ferons passer le budget de la justice française dans les premiers rangs.

Nous rendrons la justice accessible à tous en faisant en sorte que chaque justiciable puisse bénéficier des services d’un avocat, garanti par un service public de la défense. Nous renforcerons les maisons de la justice et du droit et le réseau d’information et d’aide aux victimes. Nous limiterons les coûts financiers inutiles pour élargir l’accès à la justice civile et au droit.

Nous organiserons une justice respectueuse des libertés. Les procédures pénales d’exception seront limitées ; une réforme de la procédure pénale sera engagée pour renforcer les droits de la défense et mieux garantir la présomption d’innocence. Le juge des libertés et de la détention bénéficiera d’un véritable statut. Le juge d’instruction travaillera en collégialité. Nous interdirons les poursuites sur dénonciation anonyme.

Nous rendrons la justice responsable et indépendante. Le parquet, responsable de la mise en œuvre de la politique pénale définie par le pouvoir politique, sera mis à l’abri des pressions, notamment par la suppression des instructions individuelles. La composition du Conseil Supérieur de la Magistrature sera modifiée pour garantir son pluralisme et un équilibre entre magistrats et non-magistrats. Ses attributions seront étendues. Il sera consulté sur les aspects essentiels du fonctionnement de la justice ainsi que sur les projets de réforme la concernant, et aucune nomination de magistrats ne pourra intervenir sans avis favorable. Nous améliorerons le système d’évaluation du service public de la justice en mettant en place un mécanisme permettant aux justiciables d’adresser au Conseil Supérieur de la Magistrature des plaintes visant le comportement d’un magistrat.

Nous présenterons une nouvelle loi pénitentiaire qui donnera davantage de moyens à l’administration pour lutter contre la surpopulation carcérale, pour améliorer la qualité des soins, pour favoriser l’effectivité des petites peines en milieu ouvert, pour permettre la réinsertion à la sortie de prison.

La France à récemment été mise en accusation pour la tenue pitoyable de ses établissements pénitentiaires. Un pays qui se présente comme celui des Droits de l’Homme et du Citoyen ne peut accepter d’être répertorié juste avant les prisons de Moldavie.

Aussi afin que notre pays offre des conditions de détention respectueuses de la dignité humaine, nous présenterons une nouvelle loi pénitentiaire qui donnera davantage de moyens à l’administration pour lutter contre la surpopulation carcérale, pour améliorer les conditions de détention, pour assurer : la qualité des soins, la surveillance médicale et le suivi psychologique des détenus.

Les détenus mineurs au moment de leur incarcération ne le seront plus avec des détenus adultes. Les Centres d’Education Fermés (C.E.L) seront repensés pour disposer de capacités d’accueil supérieures.

Les établissements pénitentiaires feront l’objet d’un contrôle assidu et permanent concernant l’hygiène et l’accès aux moyens de prévention de maladies sexuellement transmissibles.

Afin de désengorger les prisons et afin de favoriser l’effectivité des petites peines en milieu ouvert, un vaste programme de bracelets électroniques sera engagé.

Si le droit des victimes doit être assuré par une juste reconnaissance des peines infligées aux détenus, ces derniers doivent pouvoir conserver en prison une dignité et un respect d’eux-mêmes essentiel pour un retour à leur vie de citoyen et à leur réinsertion.

En dehors des détenus condamnés pour des actes de terrorisme ou pour des crimes de sang, le transfert vers des établissements plus proches de leurs familles doit être largement développé.

Afin de faciliter une réinsertion réussie à leur sortie, les détenus doivent accéder plus largement à : la culture, à l’enseignement et au travail. L’Enseignement Professionnel à distance doit être favorisé.

Le Parlement s’engagera à déléguer plusieurs fois par an des missions Parlementaires chargées de constater le respect des dispositions prononcées. Dans le même temps, les établissements pénitentiaires devront accueillir loyalement les représentants internationaux (Conseiller Européen aux Droits de l’Homme) et les associations (comme Ban Public) soucieuses de constater les conditions de vie des détenus français.

 

--Nous reverrons la procédure d'instruction dont OUTRAU a montré les limites

V L’Egalité active 

L’égalité ne doit pas être qu’un principe, elle doit être prolongée dans les faits par une politique de lutte active contre les discriminations liées à l’origine géographique, sociale, à l’orientation sexuelle, au handicap, à la santé et ce, à tous les niveaux de la vie en société : à l’école, dans l’entreprise, dans les quartiers et dans l’accès au service public.

A La place des femmes dans notre société

Avec l’adoption de la loi sur la parité, nous nous sommes engagés à faire en sorte que les femmes soient traitées à l’égal des hommes dans tous les champs de la vie : professionnel, familial et politique. Cet objectif n’est toujours pas atteint. Il faut donc accélérer la marche.

Dans la famille, chaque enfant doit pouvoir accéder à un mode de garde pour permettre aux parents qui travaillent de retrouver leur activité.

Dans l’entreprise, les inégalités persistantes de salaires, à qualification égale, entre les hommes et les femmes seront combattues d’abord par l’application ferme de la loi. Les victimes de la violation de ce principe doivent être conseillées et aidées pour pouvoir engager une action en responsabilité contre l’employeur la personne qui abuse, avec le soutien des inspecteurs du travail.

Au sein du couple, la lutte contre les violences faites aux femmes doit faire l’objet d’une grande loi inspirée du dispositif espagnol qui prévoit un arsenal de mesures de prévention, de durcissement des peines, d’aide à la réinsertion, de coordination judiciaire, de protection des victimes et d’aide sociale.

Au sein de nos institutions. Le non-respect de la parité par les partis politiques, doit faire l’objet d’une réelle dissuasion. A cet effet, les dotations publiques aux formations politiques contrevenantes seront supprimées.

B Des politiques spécifiques pour restaurer l’Egalité républicaine

Dans l’entreprise. Nous favoriserons l’insertion professionnelle des publics discriminés en cherchant, avec les partenaires sociaux, à développer le recours au CV anonyme, au recrutement sur compétences et par tests d’habileté. Nous organiserons, avec les partenaires sociaux, la mise en place d’un contrôle collectif des procédures d’embauche. Nous mettrons en place un bilan de l’égalité dans les grandes entreprises privées et publiques comme dans les administrations. Le volet territorial du bilan de l’égalité favorisera l’emploi de salariés domiciliés dans les territoires les plus défavorisés. qui dresse des statistiques en fonction du domicile des salariés.

Dans les institutions. Nous réformerons la HALDE  en lui assurant une meilleure représentativité, en développant ses missions de prévention des discriminations et de promotion de l’égalité, en renforçant ses moyens d’action et de sanction, en créant des antennes locales. Nous créerons dans les villes moyennes et les grandes villes un relais municipal de lutte contre les discriminations ayant d’abord une fonction de médiation

le pouvoir d’action et de sanction de la Haute Autorité de Lutte contre les Discriminations et pour l’Egalité (HALDE) en encourageant la constitution de comités locaux de lutte contre les discriminations.

Dans le couple. Nous améliorerons le PACS en matière d’inscription à l’état civil, de régime des biens, de droits de succession, de droit au logement, de droits sociaux. Le mariage civil et le droit à l’adoption seront ouverts aux couples de même sexe.

Pour le Handicap. Nous ferons de l’intégration scolaire  une priorité : la règle doit être l’intégration en milieu ordinaire, les structures spécialisées l’exception, lorsque le handicap ne la rend réellement pas possible. Nous agirons pour que les personnes handicapées puissent exercer tous leurs droits de citoyens comme, le droit aux transports en commun, aux loisirs, qu’ils bénéficient tous du droit du travail, de tous les services publics, de la culture, du sport. Nous revaloriserons les allocations et compensations pour que les personnes handicapées puissent vivre décemment sans surcoût lié au handicap. Enfin, chaque loi votée devra prendre en compte le handicap, ce qui fera l’objet d’une réforme constitutionnelle.

Pour la lutte contre la prostitution et le proxénétisme. Au rang de la lutte contre toutes les formes d’exploitation commerciale de la personne humaine en général et des plus faibles en particulier, nous considérons que la prostitution et son organisation à travers des réseaux mafieux doivent être sévèrement combattues en mettant en cause, notamment, la responsabilité des clients.

C Le service civique obligatoire

Parce que la citoyenneté est aussi un équilibre entre les droits et les devoirs, les socialistes proposent un service civique obligatoire pour tous les jeunes gens, et toutes les jeunes filles.

Outil pour recréer un sentiment d’appartenance et d’identité, le service civique doit être consacré à des missions d’intérêt général pour favoriser les échanges entre tous les Français. Il rendra des services d’utilité collective à la Nation (accompagnement scolaire, aide aux personnes âgées, sécurité civile, action pour l’environnement, missions humanitaires). Il se doit d’être universel pour unir la communauté nationale autour des valeurs communes de solidarité et de fraternité.

Il doit être un contrat entre un jeune, de 18 à 25 ans, et l’Etat. Les jeunes de nationalité étrangère résidant en France pourront y participer sur la base du volontariat s’ils entendent demeurer durablement dans notre pays. Ce service dure 6 mois, peut être effectué soit en une seule fois, soit d’une manière fractionnée, pour des missions d’intérêt général. Pendant la durée du service, les jeunes bénéficieront d’une indemnité.

C La place des enfants dans notre société

Il faut constater que tout à évoluer dans notre société,

Droit de l’enfant.

Droit de l’adolescent

Droit du jeune adulte.

Les personnes prennent leur autonomie progressivement ; autonomie financière, choix de vie, éttude/travail … Il faut adapter le parcours d’entrée dans l’age adulte.

VI L’immigration partagée

L’immigration est un atout pour notre pays, à condition qu’elle soit maîtrisée, qu’elle s’accompagne d’une politique d’accueil et d’intégration efficace et qu’elle s’appuie sur un véritable partenariat avec les pays d’origine. Les socialistes combattent depuis toujours la méfiance de l’autre et encore pire, la haine de l’autre.

Nous reviendrons sur les dispositions des lois Sarkozy qui ont précarisé la situation des immigrés installés depuis longtemps dans notre pays. Nous restaurerons la possibilité de régularisation après 10 ans de résidence.

Nous mènerons une politique de fermeté à l’égard de l’immigration illégale. Notre pays ne peut accueillir tous ceux qui le souhaitent. Il nous faut par conséquent dissuader l’immigration illégale et démanteler les filières mafieuses (augmentation des moyens de l’inspection du travail et aggravation des peines encourues pour les employeurs en infraction).

Nous serons à l’initiative d’une politique européenne pour créer une police commune présente aux frontières extérieures de l’Union.

Nous bâtirons un projet migratoire individuel pour une insertion réussie. Ce contrat permettra l’accompagnement personnalisé de l’étranger au moment de son arrivée sur le territoire français, avec la création d’un guichet unique d’accueil et d’insertion. Le régime des cartes de résidence assurera une plus grande stabilité du séjour aux étrangers. A cet effet, nous rationaliserons les administrations en charge de l’accueil des immigrés.

Ce projet migratoire contiendra en contrepartie de l’accompagnement personnalisé, l’engagement au minimum d’apprendre notre langue et de suivre une présentation citoyenne de nos règles et principes communs. Cela pour tous les immigrants exceptés les réfugiés politiques.

Nous rendrons plus simple et plus solennelle l’accession à la nationalité française : une journée du citoyen rassemblera chaque année dans chaque mairie les Français lorsqu’ils atteignent l’âge de la majorité ou quand ils sont naturalisés. A cette occasion, les principes fondamentaux de la république seront rappelés.

Nous veillerons au respect effectif du droit d’asile en assurant aux réfugiés statutaire un accompagnement individualisé pour améliorer leur situation.

Nous accorderons une attention particulière à la place des femmes dans les processus d’insertion des migrants car elles jouent un rôle déterminant dans la transmission du langage, de la culture, et des valeurs et peuvent transmettre à leur famille les points de repères indispensables pour une intégration réussie.

Nous construirons un partenariat avec les pays d’origine fondés sur le co-développement, l’immigration partagée, en multipliant les possibilités d’aller et retour, en favorisant l’investissement dans les pays d’origine mais aussi avec la signature d’accords de réadmission des immigrants illégaux dans les pays d’origine, des relations de coopération étroite doivent s’installer avec ces pays. Un grand plan européen à destination de l’Afrique devrait ainsi permettre de relancer le projet de Banque Euro-Méditerranée ou Européenne.

 Nous devrons accentuer la présence des écoles et lycées français à l’étranger, y garantir un accès aux populations locales afin de développer la présence française, participer à la source au développement des pays d’émigration et créer des emplois par les nouveaux postes ainsi créées.

 

VII La culture émancipatrice

A La culture

Comme l’éducation et la santé, la culture joue un rôle central dans notre société. Elle est un outil privilégié d’émancipation et de rassemblement.

Nous veillerons à ce que le financement de la création soit préservé et adapté au numérique et à l’internet. Les auteurs et les créateurs doivent être rémunérés pour leur travail. De nouvelles sources de financement seront recherchées en mettant à contribution les principaux bénéficiaires de la création (Fournisseurs d’accès internet, opérateurs de téléphonie, fabricants de logiciels et de matériels). Une nouvelle loi d’adaptation du droit d’auteur à l’ère numérique sera mise en chantier, après un vaste débat public

Nous veillerons au renforcement des moyens budgétaires afin qu’ils retrouvent les plus hauts niveaux connus sous la gauche depuis 1981. Nous veillerons au renforcement des moyens budgétaires afin qu’ils retrouvent et dépassent les plus hauts niveaux connus sous la gauche depuis
1981. Nous rénoverons le service public de la culture : création, patrimoine, formation.

Nous favoriserons et développerons l’emploi culturel, car c’est en investissant dans l’immatériel, l’innovation et la création que nous créerons les emplois de demain dans un secteur où se dérouleront les grandes batailles politiques et économiques à venir.

Nous veillerons au respect de la loi sur les intermittents du spectacle et établirons une loi programme sur le spectacle vivant.. Après concertation, ous consoliderons le régime des intermittents du spectacle au sein du régime général d’assurance-chômage, et établirons une loi de programme sur le spectacle vivant.

Nous lancerons un programme « diversité et territoire », en favorisant l’accès de tous à la culture, et en assurant un soutien financier aux projets culturels émergents dans les environnements urbains les moins favorisés (microcrédits) ainsi qu’aux lieux de proximité (médiathèques, salles de musiques…).Nous renforcerons les mouvements d’éducation populaire. La capacité d’accueillir des cultures qui reflètent la diversité des origines au sein de la société française est un enjeu majeur de cohésion
sociale

Nous engagerons un nouveau plan de généralisation de l’éducation artistique à l’école, du primaire à l’université, et nous construirons une véritable éducation à l’image, dispensée dans le cadre scolaire, permettant de développer l’esprit critique face à l’image.

Nous favoriserons l’accès de tous à la culture, notamment par les réseaux numériques, par une présence de médiathèques sur l’ensemble du territoire, en priorité dans les zones les moins favorisées.

La multiplication des chaînes de télévision, l’émergence d’une société de l’image ont un impact grandissant sur les citoyens, particulièrement les plus jeunes. Il faut donc construire une véritable éducation à l’image, dispensée dans le cadre scolaire, permettant de construire un esprit critique face à l’image.

Nous assurerons un soutien financier aux projets culturels émergents dans les environnements urbains les moins favorisés (microcrédits) ainsi qu’aux lieux de proximité. La capacité d’accueillir des cultures qui reflètent la diversité des origines au sein de la société française, est un enjeu majeur de cohésion sociale.

Nous reconnaîtrons les nouvelles formes de création artistique, en soutenant « les nouveaux territoires de l’art » et le croisement des disciplines, ainsi que le rapprochement entre les arts et les sciences, et nous stimulerons la production indépendante dans l’audiovisuel, le cinéma, la musique.

Publié dans projet socialiste 2006

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