projet amendé 2

Publié le par Réformisme et rénovation

Nous ferons évoluer le collège afin qu’il ne soit plus le lieu du tri social : en instaurant une meilleure transition entre l’école élémentaire et le collège, en proposant aux élèves un véritable choix d’orientation.

Nous reverrons le fonctionnement général des Zones d’Education Prioritaires  en renforçant les moyens financiers, en diminuant le nombre d’élèves par classe, en formant spécialement les enseignants des ZEP, en leur offrant des perspectives d’évolution de carrière, en leur donnant les moyens de rester davantage dans les établissements (aménagement des locaux).

Nous prendrons en compte la mixité sociale dans les dotations accordées aux écoles privées sous contrat.

Nous ferons en sorte que chaque lycée, ouvre à 5% de ses élèves, la possibilité d’entrer dans les classes préparatoires aux grandes écoles ; et inversement, nous implanterons des sections d’excellence dans les établissements sensibles.

Nous sélectionnerons sur le potentiel non sur les formations.

Nous mettrons en place des cursus, qui assurerons de manière systématique et quelque soit la formation suivie des enseignements ; le respect, les devoirs civiques, le droit des enfants, les valeurs morales, l’histoire des religions, le droit/la loi, la culture.

 

B Préparer la vie professionnelle

150 000 jeunes sortent chaque année du système scolaire sans qualification. Nul ne doit passer plusieurs années à l’Ecole ou à l’université pour en sortir sans diplôme ou sans métier.

  • Nous abolirons l’apprentissage à 14 ans et le travail de nuit à 15 ans.

  • Nous développerons l’apprentissage sous statut scolaire afin d’améliorer la formation générale de ces filières.

  • Nous organiserons au sein de l’Education nationale une voie des métiers. Du CAP aux formations supérieures, l’ensemble des formes et des moyens d’enseignement professionnels seront coordonnés. Le but sera de rendre lisible et fluide les parcours de qualification professionnelle, d’en élargir le recrutement et de créer les passerelles facilitant le passage entre les voies d’enseignement et les niveaux de formation.

Pour les Lycées des Métiers (ex-Lycées Professionnels) : nous favoriserons l’embauche de professeurs qualifiés issus du secteur (salariés en fin de carrière ou en pré-retraite), disposant de savoir et de compétences indispensables aux jeunes.

Nous renforcerons les liens entre les Lycées des Métiers et les branches professionnelles, afin que les entreprises s’impliquent davantage dans les enseignements techniques dispensés dans les établissements.

Nous développerons dès la classe de seconde les stages de formation en entreprise.

Les Lycées des Métiers doîvent être le reflet de la diversité de la société. Ces établissements ne peuvent plus être considérés comme les « écoles au rabais » qui accueillent des jeunes en échec scolaire. Les filières professionnelles et la diversité des formations doîvent être valorisées. Les jeunes doîvent pouvoir intégrer des filières de leur choix et non celles décidées pour eux.

Les élèves modestes doîvent être en mesure d’intégrer les filières professionnelles rares. L’accent sera mis sur des bourses d’études qui tiennent compte de la rareté de la filière, de l’éloignement de l’établissement, des frais d’hébergement et des revenus de la famille.

Les montants des bourses d’équipements pour les élèves de Lycées des Métiers seront revalorisées. Le Ministère chargé de l’Enseignement Professionnel sera chargé de négocier les tarifs des équipements nécessaires aux filières professionnelles. La base sera : 1 filière = 1 équipement = 1 tarif.

Les écoles de la « seconde chance » devront être largement développées sur l’ensemble du territoire. Ces structures permettent à de petits groupes d’élèves de suivre un enseignement adapté et de choisir plusieurs filières professionnelles lors de ce cursus. Cela leur permettra une meilleure remise à niveau et augmentera leurs chances de réintégrer un parcours professionnel (ou classique) avec plus de facilité.

 

C Apprendre à chaque enfant l’étendue de ses droits et de ses devoirs

Nous associerons efficacement les familles à la réussite de leur enfant, en développant les relations entre l’école et les parents. Nous supprimerons le « contrat de responsabilité parentale », imposé par la droite, qui culpabilise les familles les plus défavorisées sans leur permettre de restaurer le lien d’autorité et de confiance avec leur enfant. Nous mettrons en place un dispositif d’information et d’aide aux parents et nous reviendrons à la législation antérieure qui donne au juge la possibilité de mise sous tutelle des allocations familiales.

Nous amplifierons les moyens de lutte contre la violence à l’Ecole. Nous sanctionnerons les auteurs d’incivilités ou d’infractions de toute nature commises à l’Ecole. Nous devons combiner plusieurs formes d’action : l’application effective des règles, la mise en place de dispositifs pour lutter contre l’échec scolaire, une présence plus forte des adultes dans les établissements, l’aide aux parents, la généralisation des partenariats locaux avec les autres administrations, le tutorat, l’accroissement du nombre de « classes relais » et la construction d’internats scolaires.

 

Dans le même temps : des heures de cours seront réservées à l’enseignement « citoyen » par le rappel des fondements républicains, de la diversité culturelle, cultuelle et sociale de la République. L’Education Civique sera revalorisée et réintégrée à tous les niveaux de l’Ecole, du Collège et du Lycée.

 

Chaque délit (racket, crachat, insulte, violence volontaire gratuite….) devra faire l’objet d’une sanction juste et appropriée.

D Améliorer le fonctionnement de l’Education nationale

Les personnels de l’Education nationale concourent, chacun à leur place, à la réussite scolaire. Les enseignants ont un rôle majeur dans la transmission du savoir et dans l’éducation des futurs citoyens. Les conditions de leur métier ont profondément changé. Il faut en tenir compte.

  1. Nous proposons de créer une gestion des ressources humaines (accompagnement des enseignants en difficulté, formation continue, mobilité des carrières…) et de redéfinir les missions des enseignants afin de répondre aux attentes et aux besoins de la société.

Nous proposons de revoir les conditions d’accès aux métiers d’enseignant en rétablissant le pré-recrutement, et en améliorant la formation initiale des enseignants (IUFM).

II Assurer la sécurité

La sécurité et la tranquillité de vie sont des droits pour tous les citoyens, quel que soit leur lieu de résidence. Pour les socialistes, la sécurité est une priorité essentielle. Cette première des libertés est de la responsabilité de l’Etat.

Depuis quatre ans, les violences contre les personnes s’intensifient et ont augmenté de près de 20 %. La politique de l’actuelle majorité Nicolas Sarkozy a échoué. Au lieu de faire reculer la violence, il a instauré un partage territorial entre centres-villes protégés et quartiers délaissés. La police de proximité a été supprimée et la prévention abandonnée. Les inégalités face à l’insécurité se sont aggravées : les habitants des quartiers populaires et les jeunes sont deux fois plus victimes d’agressions que le reste de la population. Une délinquance endurcie est installée dans des territoires devenus des ghettos.

Pour protéger nos concitoyens et garantir une sécurité durable pour tous et partout, nous mènerons une politique de fermeté contre la délinquance et contre ses causes.

L’efficacité de la lutte contre l’insécurité appelle une démarche globale et une continuité d’action fondée sur la précocité de la prévention et de la sanction.

Pour les socialistes, le combat pour la sécurité n’est pas dissociable de leur projet de société. Face à la violence, au consumérisme, à la loi du plus fort, véhiculés par l’idéologie de la droite, il faut rétablir les valeurs de respect de la personne et des règles justes sans lesquelles il n’y a pas de vivre ensemble. Nous nous attaquerons aux causes profondes de l’incivilité et de l’insécurité : chômage, échec scolaire, absence de mixité sociale, ghettoïsation urbaine.

Nous engagerons une mobilisation générale, intense, permanente, pour combattre l’insécurité en profondeur. Nous mettrons en place une stratégie nationale de lutte contre la violence autour de priorités d’action concrètes :

  • Nous mettrons en place un système qui visera à supprimer les violences faites aux enfants (par un système de prévention / soutien / répression) : leur formation très tôt à leur droit (tabagie, hygiène alimentaire, sexualité, violences physiques, travail). Cette formation sera accélérée et prioritaire dans le cas d’enfants immigrés. Les parents seront informés de leur droit et devoir à chaque naissance et par une journée de formation pour les immigrés arrivant avec des enfants. Il seront informés des sanctions encourus et des moyens de dépistage mis en place. Ils pourront en cas de difficulté d’éducation avoir le secours de psychologue et d’autres institutions, étude, soutien scolaire, pensionnat.

Nous mettrons fin aux inégalités face à l’insécurité en rétablissant une sécurité publique de proximité avec une implantation pérenne de la police dans tous les quartiers, dotés de capacités judiciaires pour lutter contre les trafics et l’économie souterraine. Nous offrirons aux policiers et gendarmes qui resteront un certain temps dans les territoires les plus difficiles, une rémunération et des perspectives de carrières valorisantes.

Nous restaurerons la confiance des victimes envers la police et la justice pour briser la loi du silence. Le dépôt de plainte sera simplifié et encouragé quels que soient les conséquences sur les statistiques, la protection et l’information des victimes sera assurée tout au long de la procédure. Le service rendu au niveau local par la police et la gendarmerie sera régulièrement évalué.

Nous voulons mieux prévenir et mieux punir la délinquance et la violence juvénile. Il faut éviter que des enfants exposés à un milieu destructeur, à des difficultés familiales ou éducatives basculent dans la délinquance. Outre les mesures de lutte contre les violences scolaires, les cellules de veilles éducatives, destinées à prendre en charge ces enfants, seront généralisées. La prévention précoce de la violence fera l’objet d’un plan gouvernemental ambitieux. Chaque acte de délinquance doit recevoir une réponse adaptée et proportionnée de la part des adultes. Les mesures éducatives et les sanctions prononcées à l’encore de mineurs seront réellement appliquées. Nous mettrons en place, pour les jeunes délinquants, des alternatives à la prison, notamment par le développement de centres d’éducation et des chantiers d’apprentissage et d’insertion pour éviter la récidive ou d'autres moyens d'encadrement, eventuellement l’armée pourra être mis à contribution.

Nous adopterons un plan de lutte contre les violences conjugales et familiales et pour la protection de l’enfance et de l’adolescence en danger.

Nous renforcerons les politiques partenariales de sécurité entre les services de l’Etat, les collectivités locales, les associations et tous les acteurs concernés. Dans ce cadre, nous oeuvrerons à rétablir une relation républicaine et pacifiée entre jeunes et police.

Nous améliorerons la coordination entre la police, la gendarmerie et l’institution judiciaire. Nous réduirons les délais entre l’infraction, la sanction et son exécution. Alors que l’inflation carcérale et des conditions de détention criminogènes entretiennent la spirale de la criminalité, nous relancerons les sanctions par le travail d’intérêt général.

III Renforcer la solidarité

A La solidarité entre les Français.

1) Un logement pour chacun

Pénurie de logements, explosion des loyers, spéculation immobilière : la crise du logement atteint une gravité sans précédent. Chacun doit avoir accès à un logement. Le parc privé comme le parc social devront être mis à contribution.

Nous mobiliserons le foncier disponible de l’Etat et nous généraliserons, avec les Régions, les agences foncières régionales pour dégager suffisamment de terrains à construire,

Nous réaliserons 120 000 logements sociaux par an bien intégrés dans les villes et nous ferons disparaître l’habitat indigne.

Nous imposerons aux programmes immobiliers privés de consacrer un quart des opérations à la production de logements sociaux sur les territoires déficitaires en logements de cette nature.

Nous plafonnerons à 25 % maximum la part du budget des ménages modestes consacrée au logement dans le parc privé conventionné (« bouclier logement »), nous lutterons contre les augmentations excessives des loyers, nous revaloriserons les A.P.L., pour ceux qui en ont le plus besoin, nous doublerons le nombre de résidences étudiantes et nous triplerons les sanctions contre les communes qui ne respecteront pas les obligations de mixité sociale. Ce paragraphe est en discussion, nous ne sommes pas d’accord.

Nous créerons une garantie mutualisée des risques locatifs qui permettra au bailleur de louer sans risque et au locataire de ne pas subir de discriminations, nous réorienterons les aides fiscales de l’Etat en direction des classes populaires et des classes moyennes. Chaque aide aura une contrepartie sociale (suppression du de Robien).

Nous contrôlerons les ventes à la découpe, en renforçant les protections des locataires et en réglementant l’activité des marchands de bien.

Nous demanderons, dès le début de la législature, au Conseil Economique et Social, de préparer un rapport sur la mise en œuvre du droit opposable au logement. Nous proposerons un calendrier et une méthode fondée sur la concertation.

2) Les soins pour tous

a) La santé

Nous reviendrons sur les mesures antisociales prises en 2005.

Nous définirons un nouvel équilibre entre les acteurs du circuit de santé

Dans le cadre d’un parcours de santé renouvelé, nous ferons évoluer les modes de rémunération des soins primaires pour sortir progressivement du primat du paiement à l’acte, sans altérer les principes du choix de son médecin et la coexistence d’un secteur public et privé de la médecine, chacun clairement responsabilisé sur ses missions. Un dispositif législatif visant à réformer la pratique des dépassements d’honoraires sera proposé. Nous développerons l’évaluation régulière des pratiques, la formation continue pour l’ensemble des professions de santé, en relation avec une réforme du cycle universitaire.

Nous mettrons en œuvre une carte de santé jeune 16/25 ans ouvrant droit à la gratuité d’une consultation par un médecin généraliste référent avec accès à une prévention et des soins adaptés.

Nous redonnerons une priorité à l’hôpital ce qui implique de dégager davantage de moyens financiers. La tarification de l’hôpital public devra mieux prendre en compte les spécificités et les obligations de service public. Un plan de relance de la chirurgie publique sera conduit pour garantir dans chaque territoire de santé au moins un pôle de chirurgie.

Nous ouvrirons 500 maisons de santé pour tous, appuyées sur les hôpitaux locaux, où chacun pourra trouver un accueil coordonné et une meilleure prise en charge. Ce plan s’inscrira dans une politique globale de meilleure répartition des professionnels de la santé –notamment les médecins- dans les territoires. Des dispositions financières et fiscales incitatives, en partenariat avec les collectivités territoriales et les caisses d’assurance maladie, seront offertes pour attirer les jeunes médecins dans les zones déficitaires.

Nous associerons de manière plus cohérente l’Etat, les partenaires sociaux, les organismes complémentaires et professions de santé dans la gestion de l’assurance maladie décidée et contrôlée par le Parlement dans le cadre de la loi de finance de sécurité sociale.

Nous saisirons le Parlement d’un projet de loi « Le droit à mourir dans la dignité » autorisant l’assistance médicale en fin de vie dans des conditions strictes de respect de la volonté du malade et de l’encadrement de l’accompagnement de la personne.

Nous mettrons en œuvre une politique veillant à mieux rembourser les actes sur l’optique et sur les soins dentaires.

Nous renforcerons les moyens de contrôle des arrêts de travail et d’abus des services publics de la santé.

 

 

b) La prévention

Nous lancerons un grand plan de prévention contre la tabagie. Interdiction de fumer dans tous les lieux publics, interdiction de fumer en présence de quelqu’un qui travail, interdiction de fumer au travail, interdiction de fumer en présence d’enfants.

Nous lancerons un grand plan de prévention sur l’hygiène alimentaire. En ce qui concerne l’obésité, nous mettrons en œuvre un programme d’information alimentaire dès l’école. Nous veillerons à mettre en place des alertes médicales en milieu scolaire afin de prévenir la situation des enfants présentant des risques. Nous mettrons en place des structures de conseil et d’accueil pour aider les familles à lutter contre ce véritable fléau.

Un plan d’accès aux programmes d’amaigrissement et aux actes de chirurgie réparatrice des personnes ayant été touchées par l’obésité sera mis en place et financé en partie par la solidarité nationale.

 

Nous lancerons un grand plan de prévention contre l’alcoolisme. L’alcool devra être vendu dans des lieux spécifiques.

Nous examinerons rapidement toutes les drogues, les moins addictives pourraient être ouvertes à la consommation dans des lieux de détentes.

Nous interdirons toutes substances susceptibles de modifier et d’altérer les capacités des personnels au travail. Sauf pour les métiers artistiques.

Nous lancerons un grand plan de prévention des maladies graves. Pour le cancer, nous généraliserons la détection précoce. Pour le SIDA, nous relancerons une politique de prévention ciblée très active et nous créerons une fondation nationale associant financement public et privé. En ce qui concerne l’obésité, nous mettrons en œuvre un programme d’information alimentaire dès l’école. Un plan de santé mentale sera proposé au Parlement.

Nous organiserons une politique de soins spécifiques à l’égard des personnes dépendantes de la drogue et de toutes les addictions. En ce qui concerne le cannabis, face aux risques liés à une consommation largement répandue, nous ouvrirons un débat pour proposer une régulation publique, et une révision de la loi de 1970.

Nous renforcerons les moyens de la santé scolaire, de l’école primaire à l’université. Nous confierons à la médecine du travail une vraie mission de service public en faisant de la lutte contre les accidents du travail une priorité de santé publique et en garantissant son indépendance.

3) La lutte contre la pauvreté

La pauvreté touche, depuis quelques années en France, non seulement les sans emplois, mais aussi les salariés dont la rémunération, insuffisante, en fait des travailleurs pauvres, majoritairement des femmes. Un million environ d’enfants vivant sous le seuil de pauvreté constitue un scandale inacceptable.

Nous engagerons un plan pour lutter contre les pauvretés des enfants, c'est-à-dire pour leur offrir un accès gratuit aux soins, aux besoins de première nécessité, et veiller au respect de l’obligation scolaire.

Nous améliorerons la complémentarité temporaire des revenus du travail et des prestations sociales. Nous simplifierons les aides en intégrant les minima sociaux comme le RMI et les diverses allocations au sein d’un Revenu de Solidarité Active (RSA), pour qu’en 10 ans plus une famille ne vive sous le seuil de pauvreté.

Nous mettrons en œuvre un plan pour l’augmentation des logements d’urgence

Nous instaurerons un service universel bancaire de base

Pour favoriser le retour à l’emploi nous rendrons ce dispositif accessible quelque soit la nature du contrat afin d’aider à la reprise d’une activité professionnelle salariée.

 

 

B La solidarité entre les générations

L’allongement de la durée de la vie est un progrès. Il ouvre de nouvelles dimensions à la vie familiale, à la vie associative, à la solidarité entre générations ; il importe d’autant plus de consolider notre système de répartition . MAIS IL IMPORTE AUSSI DE NE PAS FAIRE PORTER AUX GENERATIONS FUTURES LE POIDS D'UNE DETTE TOUJOURS CROISSANTE. C'est pourquoi en concertation avec les partenaires sociaus nous reverrons les mécanismes de la SECURITE SOCIALE pour assurer et pérenniser un fonctionnement équilibré finabcierement

a) Garantir l’avenir des retraites

En poursuivant la réforme «Balladur» de 1993, la loi «Fillon» de 2003 a programmé l’abaissement du niveau des retraites et n’en garantit même pas le financement. Elle sera abrogée. Son remplacement fera l’objet d’une large négociation dans le cadre des principes suivants :

  • Garantir un droit à la retraite à 60 ans ;

  • Permettre à ceux qui le souhaitent par arbitrage personnel, de prolonger sous des formes modulables leur temps d’activité entre 55 ans et 65 ans ;

  • Indexer les droits - surcotes /décotes - en fonction de la pénibilité et du dépassement des 40 annuités d’activité ;

  • Assurer le financement autonome à 100% des régimes spéciaux ou bien si cela n’est plus le cas prévoir une négociation obligatoire sous 6 mois afin d’adapter les taux de remplacement ou d’autres dispositifs associés.

  • Il faut pouvoir partir à la retraite tranquille, en passant sur un temps partiel, un travail moins pénible.

Sécuriser et rendre plus juste notre système de retraite repose d’abord sur la croissance et l’emploi. Faciliter l’entrée des plus jeunes dans la vie active, ou encore organiser la seconde partie de carrière des plus âges y contribueront. C’est à ces conditions que les arbitrages pour définir les règles de partage de l’allongement de l’espérance de vie entre la durée de la vie professionnelle et celle de la retraite pourront être trouvées.

Avec les syndicats de salariés, nous voulons assurer la pérennité de notre système de retraite par répartition et le maintien du lien entre les revenus de travail, le montant des pensions et le financement par des cotisations assises sur l’ensemble de la richesse produite.

La solidarité entre les générations passe par un financement pérenne du Fonds de réserve des retraites au niveau prévu initialement par le gouvernement Jospin, indispensable pour garantir les besoins de financement des années 2020-2040.

L’épargne salariale doit être gérée de manière collective et contrôlée par les syndicats pour qu’elle ne se substitue pas au régime de retraite obligatoire ( général et complémentaire).

Sur ces bases, nous ouvrirons avec les partenaires sociaux une négociation dont l’objet portera sur :

un niveau minimal de pension garantie qui devra s’approcher du SMIC,

une modification des conditions d’évaluation du taux de remplacement. Les améliorations plus favorables devront reposer sur des financements supplémentaires.

le mode de financement des régimes spéciaux,

de meilleures possibilités de choisir son départ à la retraite et de la préparer,

des dispositions justes et équitables dans la prise en compte du travail pénible, dans les systèmes de décote sur-cote et les «avantages familiaux».

b) Couvrir les risques de la dépendance

Les événements de l’été 2003, lors de la canicule, ont montré la nécessité de mener des politiques d’aides aux personnes âgées seules, en mauvaise santé, et souvent démunies. En 2006, le nombre de personnes âgées 75 ans et plus est de 5 millions ; d’ici 2015, le nombre des personnes âgées de plus de 85 ans va croître de plus de 75 %... Cet allongement de la durée de vie est une chance pour les individus et un défi pour la société.

Nous mettrons en œuvre une politique de maintien à domicile et nous simplifierons les procédures de financement.

Nous prendrons des mesures de solidarité forte pour la prise en charge des personnes âgées dépendantes (assistance à domicile, financement des structures collectives, APA etc…). Une contribution spécifique sera créée.

Nous améliorerons les structures d’accueil du grand âge en renforçant la formation du personnel, en ouvrant ces structures aux emplois jeunes et aux emplois de solidarité.

Nous mettrons en place une Conférence Nationale annuelle des Personnes Agées et du vieillissement afin de réunir annuellement tous les acteurs en charge de ces politiques.

C La solidarité entre les territoires

1) Solidarité urbaine

Les violences sans précédent intervenues durant le mois de novembre ont montré l’ampleur de la crise sociale et urbaine dont sont victimes les 6 millions d’habitants des quartiers populaires. La politique de la ville, gravement mise à mal par la droite, sera remplacée par une nouvelle « politique de solidarité urbaine » dont l’objectif est de mettre fin aux quartiers ghettos, de brasser les populations de diverses origines, et de construire de nouvelles villes. C’est une condition pour que tous partagent la même identité républicaine. Un calendrier d’objectifs sera établi pour redonner confiance dans l’action publique.

Nous mettrons en œuvre une réforme ambitieuse des dotations de l’Etat et de la fiscalité locale. Les communes pauvres bénéficieront de mesures d’urgence et d’une péréquation financière importante.

Nous proposons aux agglomérations les plus défavorisées un « pacte de solidarité urbaine » comprenant des objectifs chiffrés et concentrant les moyens de l’Etat comme des collectivités.

Nous mettrons en place 500 « maisons de la citoyenneté » avec l’aide de l’Etat, notamment à partir du réseau des centres sociaux et socio-culturels, pour développer les initiatives collectives et individuelles et habitants.

2) Solidarité rurale

Nous mettrons en œuvre une politique de maîtrise foncière, notamment dans le secteur agricole.

Nous utiliserons les Fonds Structurels Européens et la politique d’aménagement du territoire pour inciter les entreprises à s’implanter en zones rurales.

L’accès aux services publics doit être renforcé sur l’ensemble du territoire par la mise en place de contrats territoriaux de services publics définis en accord avec les fonctionnaires comme avec les usagers.

Partie III REFONDER LA REPUBLIQUE

Notre République doit être profondément rénovée. Moralement d’abord, tant la droite a pratiqué la confusion des pouvoirs et bafoué les règles de l’éthique politique en privatisant l’Etat. Politiquement ensuite, pour remettre dans nos institutions la préoccupation première de l’intérêt général. Socialement enfin, pour que tous les acteurs de la société puissent être associés à la décision publique.

La République, c’est évidemment des institutions, mais c’est tout autant des valeurs. Pour être fidèle à son principe, la République doit mener une lutte déterminée contre toutes les discriminations et toutes les intolérances. Elle doit permettre l’intégration de tous dans la vie politique et sociale. Elle permet à la fois l’expression des diversités et elle rassemble dans un patrimoine culturel commun.

Les Français veulent être mieux représentés. Ils veulent des élus et des gouvernements qui assument pleinement leurs responsabilités. Ils veulent pouvoir être consultés dans l’élaboration des politiques publiques.

La laïcité est au cœur de notre pacte républicain où chacun doit honorer ses devoirs pour que l’Etat puisse garantir le respect des droits de tous : respect mutuel, tolérance, liberté de croire ou de ne pas croire, liberté de pratiquer sa religion dès lors que cette pratique ne porte pas atteinte à l’ordre public. L’Islam doit se voir reconnaître les mêmes droits et assumer les mêmes devoirs que les autres.

Publié dans projet socialiste 2006

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